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    <title>Lire, Le Jour et La Nuit</title>
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    <description>La rubrique Lire, c’est bien sûr une sélection de romans et d’essais, mais c’est aussi la BD, les salons du livre, les cercles littéraires, les interviews d’auteurs…</description>
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      <title>Lire, Le Jour et La Nuit</title>
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      <title>Au Pays de Kangourous</title>
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      <pubDate>Tue, 27 Dec 2011 17:11:15 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Entr%C3%A9es/2011/12/27_Au_Pays_de_Kangourous_files/au_pays_des_kangourous_1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Media/object001_5.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:63px; height:101px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Gilles Paris dans son dernier roman nous dépeint la dépression d’un homme à travers les yeux de son petit garçon, Simon. Celui-ci est imaginatif, rêveur, sage et curieux. Comme Icare, le petit héros d’Autobiographie d’une courgette du même auteur, il a 9 ans et souffre du manque d’amour de sa mère. Il vit cependant dans un milieu privilégié dans les quartiers huppés de la capitale, dans un appartement spacieux de l’Avenue Paul-Doumer à côté du Trocadéro alors que Courgette vivait dans un milieu beaucoup plus pauvre et prolétaire. En apparence, les deux petits garçons sont très différents, mais, en fait, ils le sont bien moins qu’il n’y paraît et souffrent tout autant d’une carence d’amour. Le chagrin et la solitude sont les mêmes dans une masure que dans un appartement luxueux des beaux quartiers de Paris. Si Icare, alias Courgette, était battu par une mère alcoolique abandonnée par son père parti avec “une poule”, Simon lui souffre du désamour entre ses parents et de l’indifférence d’une mère, femme d’affaire qui l’a abandonné pour partir loin, très loin. Sa mère jolie, intelligente et ambitieuse a privilégié sa carrière par rapport à sa vie familiale. Déçue par le manque d’ambition de son mari qu’elle rêvait de voir devenir un grand auteur qui l’immortaliserait dans un roman, elle n’admire plus son mari et ne s’investit plus que dans sa profession. Elle s’est envolée en Australie où de belles perspectives de carrière lui étaient offertes. Entre son père et sa mère, les querelles et les relations conflictuelles orageuses ont cédé la place à une indifférence réciproque plus difficile à supporter que la haine et les disputes. Simon tout comme Icare souffre de la froideur de sa mère à son égard. Cette carence est en quelque sorte compensée par l’amour chaleureux d’un papa un peu bohème jusqu’au jour où celui-ci terrassé par une dépression noire et profonde craque. Sans force, impuissant, dévasté, il se réfugie dans un acte insensé dans le lave-vaisselle où Simon le retrouve tout recroquevillé et perdu… Son papa doit alors partir et être interné dans une clinique psychiatrique à Meudon, puis à l’hôpital Saint-Anne afin d’y être soigné. Pour le petit garçon, c’est la consternation, la désolation. Le pilier de sa vie, son repère a disparu. Son quotidien est bouleversé. Les rituels qui ponctuaient sa vie et qui le sécurisaient sont balayés par la maladie sournoise qui s’est emparée de son père et qui le dévore. Heureusement, pendant cette traversée du désert, Lola sa grand-mère solaire et lumineuse fait irruption dans sa vie et prend la direction des opérations. Celle-ci est une rousse flamboyante, habillée de couleurs vives, qui comme Mary Poppins, trimbale partout avec elle un grand sac qui contient un parapluie violet, du chocolat, un appareil photo pour immortaliser les souvenirs. Cette grand-mère pleine de peps croque la vie à pleines dents, boit du champagne, a des amants et danse à en perdre haleine avec sa bande d’amies, “les sorcières” avec qui elle s’adonne à des séances de spiritisme. Elle réchauffe le cœur de son petit-fils complètement désarçonné par ce double abandon de ses parents. Dans les couloirs froids, impersonnels et aseptisés des institutions psychiatriques, il fait la connaissance de Lily, une petite fille mystérieuse, irréelle et évanescente aux yeux violets. Soutenu par Lily qui lui permet de surnager dans cet univers hospitalier inhospitalier où il est immergé malgré lui, Simon, petit garçon au cœur tendre va mûrir, mettre des mots sur la maladie qui dévaste son père et comprendre son désespoir. Il saura se reconstruire et vaincre les monstres qui peuplent ses cauchemars et ses nuits. &lt;br/&gt;C’est une belle histoire, un hymne à la vie qui prouve que même face à l’irrémédiable grâce à l’amour, à la chaleur humaine, tout est possible et que grâce à l’espérance et à la résilience, l’on peut revivre et reconstruire, même après l’ultime, l’indicible et l’insoutenable.&lt;br/&gt;L’auteur nous plonge avec bonheur dans l’univers onirique et poétique de l’enfance qu’il sait si bien décrire. Gilles Paris est, en effet, déjà, l’auteur de Papa et maman sont morts et d’Autobiographie d’une courgette qui étaient eux aussi des romans poignants où le narrateur écrivait à la première personne et se mettait dans la peau d’un petit garçon en mal d’amour, dans une introspection bouleversante, aux accents néanmoins tendres et savoureux. Un livre nostalgique qui sent bon le pain grillé, les bonbons Haribo et la tendresse…&lt;br/&gt;Catherine Merveilleux&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Au pays des kangourous.&lt;br/&gt;Roman de Gilles Paris&lt;br/&gt;Editions Don Quichotte</description>
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      <title>Virginia et Vita, une relation tumultueuse et passionnée</title>
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      <pubDate>Mon, 26 Dec 2011 23:23:30 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Entr%C3%A9es/2011/12/26_Virginia_et_Vita,_une_relation_tumultueuse_et_passionn%C3%A9e_files/une_annee_amoureuse_dans_la_vie_de_virginia_woolf_01_1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Media/object002_2.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:63px; height:92px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Christine Orban, dans son dernier roman Virginia et Vita s’inspire de la relation saphique et tourmentée que la grande romancière Virginia Woolf vécut avec Vita Sackville-West, une riche aristocrate anglaise. Un abîme sépare les deux femmes. Vita vit dans le luxe, le faste, elle se sent à l’aise partout. Elégante, raffinée, séduisante, elle irradie littéralement et à un charisme fou. Elle est douée pour le bonheur et réussit dans tous les domaines. Elle est épouse, mère, amante et artiste. Virginia est mal fagotée, bohème, elle a un visage ingrat marqué des stigmates de la folie. Elle est,en effet, sujette à des crises de démence d’une extrême violence suivies de rémissions où elle peut écrire et où elle peut donner libre cours à son génie. Attirée par Vita comme un papillon  est attiré par la lumière, Virginia se brûle les ailes à la chaleur de cette passion exclusive et dévorante qui la ravage. De sa fascination pour Vita va naître le personnage d’Orlando. La relation amoureuse s’est métamorphosée en création littéraire.&lt;br/&gt;Le livre est passionnant à deux niveaux : tout d’abord au niveau romanesque car la relation entre les deux femmes est admirablement décrite. L’auteur dépeint avec subtilité et psychologie les deux personnalités, celle de Vita snob, royale et celle de Virginia torturée et dévastée par la folie. Les deux univers si radicalement différents qui sont les leurs sont remarquablement brossés. Le deuxième volet abordé est celui de la création romanesque. Christine Orban explique comment Virginia s’inspire de sa vie intime pour en faire un sujet de fiction et montre pourquoi il fallait que la romancière expulse Vita de sa vie, de son coeur pour en faire un sujet, un objet littéraire, pourquoi c’était pour elle un exutoire. Dans cette transposition de la réalité, l’auteur devient alors un démiurge, un deus ex machina qui vit par sa création une autre vie où il gomme les années qui passent, efface sa timidité, s’invente un passé, un présent, devient beau, épanoui grâce au pouvoir des mots car la seule richesse de Virginia est son pouvoir sur les mots. Grâce à eux, elle peut opérer des distorsions de la réalité et la rendre conforme à ses désirs, à ses attentes. Mais quelle vie est la plus enviable celle de Vita qui vit sa vie et la dévore à pleines dents ou celle de Virginia frustrée qui écrit parce qu’elle ne peut pas vivre sa vie comme elle le souhaiterait mais qui est un génie ?&lt;br/&gt;La première édition de Virginia et Vita est parue en 1990 sous le titre Une année amoureuse de Virginia Woolf et sous le nom de Christine Duhon . Cette seconde édition a été revue intégralement par l’auteur.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Virginia et Vita&lt;br/&gt;Roman de Christine Orban&lt;br/&gt;Aux éditions Albin Michel</description>
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      <title>Les Dolce : Magie, sortilèges et vieux grimoires…</title>
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      <pubDate>Mon, 26 Dec 2011 13:54:34 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Entr%C3%A9es/2011/12/26_Les_Dolce___Magie,_sortil%C3%A8ges_et_vieux_grimoires%E2%80%A6_files/les_dolce_01_1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Media/object001_5.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:63px; height:101px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Rassurez-vous. Le livre Les Dolce. La Route des magiciens écrit par Frédéric Petitjean n’a rien à voir avec la saga des Harry Potter et ses tours de magie de pacotille. Ici pas de balais ni de baguette magique ! C’est beaucoup plus profond et beaucoup plus intéressant. En un mot, c’est ensorcelant.&lt;br/&gt;Les Dolce sont des magiciens qui vivent à Brooklyn dans une vieille masure aux étranges pouvoirs. Ils sont cinq et font partie d’une même famille constituée du grand-père, du père, de la mère, du fils et de la fille. Ils sont les derniers survivants d’une lignée de magiciens persécutés et décimés depuis des siècles par la «Guilde noire», des magiciens maléfiques aux sombres desseins qui ont recours à la magie noire. Les parents des enfants Dolce, Antonius et Léamédia leur ont inculqué de se montrer discrets, presque transparents et surtout de ne pas exhiber leurs dons et leurs talents sous peine de faire courir un très grave péril à toute la famille. Ce que les deux adolescents ont du mal à supporter car ils aimeraient bien avoir une vie comme les autres adolescents de leur âge. Les Dolce sont magiciens depuis la nuit des temps, ils possèdent de mystérieux secrets et assimilent tout à la perfection grâce à un pouvoir cérébral hors du commun qui les forcent à simuler pour paraître semblables au commun des mortels. Ils auraient pu continuer à vivre modestement et tranquillement à l’abri des regards et de la haine si leur grand-père Melkaridion ne s’était précipité à la recherche d’un vieux grimoire ayant appartenu à sa famille. Et si la cadette pressée de s’émanciper n’avait pas utilisé ses pouvoirs magiques nouvellement acquis à très mauvais escient et n’avait provoqué une catastrophe irrémédiable. Sa famille est alors repérée par ses redoutables ennemis et traquée, acculée à reprendre la route, à se cacher. Ils ne savent pas qu’ils détiennent un secret inestimable qui pourrait permettre la régénération d’une planète polluée et hostile à l’humanité. &lt;br/&gt;Un roman d’aventures palpitant sous forme d’un thriller politico financier qui met en scène une famille pittoresque aux personnages à la personnalité très originale et hors normes. Une saga dont c’est le premier volume qui devrait être suivi par deux autres tomes prévus en octobre 2012 et en octobre 2013. C’est aussi un roman initiatique qui relate la tragédie de la connaissance, de la mémoire et de la transmission.&lt;br/&gt;L’auteur, Frédéric Petitjean écrit des pièces depuis l’âge de vingt ans. Après avoir participé à plusieurs festivals d’Avignon, il est parti s’installer aux Etats-Unis, où pendant dix ans, il a écrit des longs métrages et des dessins animés pour les studios les plus prestigieux du pays.&lt;br/&gt;Catherine Merveilleux&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les Dolce.&lt;br/&gt;La Route des magiciens. Roman &lt;br/&gt;Frédéric de Petitjean.&lt;br/&gt;Editions Don Quichotte</description>
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      <title>Un très beau cadeau</title>
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      <pubDate>Mon, 26 Dec 2011 11:49:27 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Entr%C3%A9es/2011/12/26_Un_tr%C3%A8s_beau_cadeau_files/Jean-Louis-Garitte_1.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Media/object002_2.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:63px; height:110px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Les cadeaux sont souvent dictés et suggérés par des modes éphémères. Le dictionnaire Brassens est un sublime cadeau pour les fêtes de fin d’année. Il inclut 2 CD et 51 chansons essentielles et inoubliables. Le concept est génial et la manipulation de l’ouvrage très aisée. Il est léger, transportable et très manipulable. Les adultes se souviendront des temps d’autrefois et les adolescents ou les enfants découvriront que la poésie, papa ça ne se commande pas et que c’est quelque chose de ludique,de fort et de tendre. La poésie de Brassens fait partie de notre inconscient populaire, de notre patrimoine et l’on reste toujours ébahi de constater la parfaite maîtrise d’un auteur plein de sève, de vie et d’humanisme. Sa poésie n’a rien de précieux, de sophistiqué, d’éthéré ou d’évanescent. Elle est riche, vibrante, chevillée au corps. Elle sent le terroir. Elle est universelle et intemporelle. Ce livre permet de se souvenir avec nostalgie et bonheur ou de découvrir pour les plus jeunes des trésors comme Je me suis fait tout petit, la Première fille, Brave Margot ou la Mauvaise réputation… Trente ans après sa mort, Brassens continue son chemin à nos côtés. Il est toujours aussi libertaire. Autodidacte, issu du peuple, cet anarchiste au grand cœur a donné à la chanson populaire ses lettres de noblesse. Cet ours, en apparence mal léché, bougon a un univers poétique incommensurable et une langue d’une extrême richesse faite à la fois de références à Mallarmé, de références mythologiques ou de références à François Villon. Le résultat est savoureux, truculent, parfois drôle, toujours émouvant. Son champ lexical est parfois moyenâgeux et c’est souvent dans la poésie de cette époque qu’il trouve certains mots d’argot et certains jurons de la langue française qu’il fait revivre avec talent. Il réussit ce tour de force d’employer à la fois des formes linguistiques classiques et à la fois l’argot le plus “apache”, la verve la plus gauloise et d’en faire un univers imaginaire paradoxalement plein de réalité. Cet opus est une balade littéraire hors des sentiers battus qui nous entraîne sur les pas d’un véritable auteur, d’un véritable poète.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le dictionnaire Brassens&lt;br/&gt;de Jean-Louis Garitte&lt;br/&gt;Les éditions de l’Opportun</description>
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      <title>Il était une fois… </title>
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      <pubDate>Mon, 26 Dec 2011 11:46:23 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Entr%C3%A9es/2011/12/26_Il_%C3%A9tait_une_fois%E2%80%A6_files/9782226231567_1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Media/object001_4.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:63px; height:99px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;L’incomparable conteur, Henri Gourgaud nous plonge dans son dernier roman L’Enfant de la neige, dans l’atmosphère du Moyen-âge du XIII° siècle avec un talent incontestable. Cette immersion dans le passé est magique. C’est beau comme une légende d’antan et tout en enluminures, en réminiscences, en fragrances. Les odeurs, les sensations, le langage même des paysans, des moines, des gueux, des seigneurs et de tous les protagonistes évoquent cette époque révolue toute en clair-obscur à l’ombre des châteaux médiévaux, des pauvres masures ou des cloîtres. Les personnages sont magnifiques au sens étymologique du mot, qu’il s’agisse de Jaufré, l’enfant trouvé, d’Alexis, son demi-frère, le rebelle ou d’Aymar de Lasserre, l’inquisiteur imbu de pureté froide, intransigeant, prêt aux pires cruautés au nom d’un dieu farouche. Dans son furieux égarement, pendant deux ans, cet homme honnête et pieux martyrisa et fit périr par le bûcher des êtres humains en se croyant investi d’une mission divine. Ces hommes et ces femmes lui paraissaient à l’époque, avoue t-il a posteriori « immondes, pas de la même chair que lui. Ils n’étaient que de la mauvaise herbe ».Aymar austère, intransigeant comme la lame froide d’une épée, imbu de sa personnes, de ses certitudes et de sa foi éradiqua les impies qui ne pensaient pas comme lui sans compassion, sans empathie.Il jugea, condamna,tortura, brûla pour la gloire du Tout-puissant en croyant pieusement que c’était son devoir. En tête, il n’avait que grandeur, service, pureté, vertu alors que ses mains perpétrèrent des crimes sanglants. L’histoire a pour cadre le Moyen-âge, mais le sujet est intemporel et universel. Il fait penser aux tortionnaires, aux Nazis, aux hommes imbus de toute-puissance qui commirent et commettent encore des horreurs, au nom de leur Dieu, de la morale ou d’une ardente idéologie, mais qui se montrent dans la sphère privée d’affectueux pères de famille et des époux et des voisins attentionnés. « Got mit uns » était rappelons la devise du III° Reich. Cette dichotomie, cette schizophrénie morale laisse perplexe et suscite bien des interrogations sur les mystères insondables de l’âme humaine.&lt;br/&gt;Le livre pose aussi la problématique de la Vérité. Faut-il révéler la vérité aux enfants dans toute sa cruauté ? Les psychologues d’aujourd’hui assurent que oui. L’auteur semble suggérer le contraire car l’histoire embellie des origines de l’enfant l’a rendu positif et prompt à s’émerveiller de tout. C’est sans nul doute à cause de la vérité de ses origines occultée qu’il est devenu poète et celui qu’il est. S’il avait su l’inavouable, sa personnalité ne se serait pas structurée de la même manière et il aurait peut-être été plus perturbé..&lt;br/&gt;Un beau livre empreint d’humanité comme un conte de Noël qui fait rêver, qui interpelle et qui fait réfléchir. C’est beau et nostalgique comme une balade de troubadour. En l’ouvrant, s’échappent des effluves de sarments de vigne brûlant dans une cheminée médiévale, de vin de noix, d’herbes des bois et de lavande sauvage.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L’Enfant de la neige&lt;br/&gt;Roman d’ Henri Gougaud&lt;br/&gt;Editions Albin Michel</description>
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      <title>Francesca,&#13;empoisonneuse à la cour des Borgia</title>
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      <pubDate>Thu, 8 Dec 2011 09:14:25 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Entr%C3%A9es/2011/12/8_Francesca,_empoisonneuse_%C3%A0_la_cour_des_Borgia_files/francesca_01_1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Media/object001_3.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:63px; height:97px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Rome, été 1492. Francesca Giordano, fille de l’alchimiste et empoisonneur attitré du Cardinal Rodrigo Borgia vient de perdre son père et est obsédée par le désir de venger la mort de son père bien-aimé assassiné dans des conditions étranges, violentes et sauvages. Pour parvenir à ses fins, elle n’hésite pas à trucider le remplaçant de son père auprès du Cardinal pour entrer elle-même à son service. Au début, elle a encore quelques scrupules, mais lorsque finalement elle apprend l’identité du commanditaire de la mort de son père, elle accepte de servir sans tabous et aveuglément Rodrigo Borgia sans états d’âme et sans vergogne. Tant que son père était vivant, elle était une jeune fille aimante, animée du désir d’apprendre l’art paternel. Lorsqu’elle tue son premier homme, elle le fait par nécessité. Lors de l’exécution du second, elle éprouve du plaisir. Son destin est alors scellé. Elle n’a plus aucune entrave morale. Les dés sont jetés. Elle considère son âme comme irrémédiablement perdue et damnée et ressent un sentiment étrange et grisant de libération et n’a plus aucun carcan, ni aucun préjugé. L’héroïne devient la confidente de Lucrèce Borgia et l’amante de César Borgia et se lance à la poursuite du meurtrier de son père, allant des tréfonds du ghetto juif de Rome aux lambris dorés du Vatican. Francesca met alors à jour un terrible complot visant à éteindre la lumière de la Renaissance pour replonger l’Europe entière dans les ténèbres du Moyen-âge. Suivant son projet de vengeance, l’héroïne va provoquer une ultime confrontation entre les forces obscures du mal.&lt;br/&gt;Un roman sulfureux, plein de stupre, de sensualité et d’ambition politique exacerbée qui a pour cadre la Renaissance italienne, une époque fascinante pour son faste, ses excès.&lt;br/&gt;L’intrigue est menée de main de maître et l’atmosphère de l’époque inquiétante, mystérieuse et trouble.&lt;br/&gt;L’auteur, Sara Poole vit dans le Connecticut. Elle est passionnée d’histoire et tout particulièrement de l’époque de la Renaissance italienne et de la famille Borgia. Son autre passion est la botanique et plus particulièrement des plantes vénéneuses. Le sujet d’une empoisonneuse à la cour des Borgia était donc inéluctable …&lt;br/&gt;Francesca&lt;br/&gt;Empoisonneuse à la cour des Borgia&lt;br/&gt;Roman de Sara Poole&lt;br/&gt;Ma Editions</description>
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      <title>Une prof qui lève les tabous</title>
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      <pubDate>Sun, 4 Dec 2011 18:45:50 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Entr%C3%A9es/2011/12/4_Une_prof_qui_l%C3%A8ve_les_tabous_files/9782364760004.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Media/object016_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:63px; height:95px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Depuis de longues décennies, les profs taisent leur mal-être, parfois leur désespoir à la fois par honte et crainte. Par bravache et par crainte, ils se taisent car souvent les profs qui avouent ne pas pouvoir maîtriser leurs élèves sont accusés par leur hiérarchie, leurs collègues de travail et les parents de ne pas avoir d’autorité. Marie Neuser dans son livre « Je tue les enfants français dans les jardins » paru aux éditions L’Ecailler lève le voile sur l’omerta et sur ce qui se passe réellement dans un grand nombre d’établissements scolaires français.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Beaucoup de lecteurs s’ils ne sont pas du sérail penseront peut-être qu’il s’agit d’une pure fiction, d’une caricature de ce qui se passe dans l’Education nationale. Tous les enseignants ne passent évidemment pas tous à l’acte mais, l’attitude violente, insultante des élèves de Lisa, jeune prof d’Italien dans une classe de 3° à Marseille est malheureusement le fardeau quotidien de professeurs qui ont choisi ce métier par vocation et par idéal et qui se retrouvent relégués au rôle de garde-chiourmes. Leur rôle n’est plus comme ils se l’imaginaient de transmettre des connaissances mais d’empêcher des êtres inutiles et violents et potentiellement dangereux de semer la perturbation dans les rues pendant que les honnêtes citoyens sont de sortie.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L’auteur s’insurge contre le fait que les enseignants, la plupart du temps recrutés parmi les étudiants les plus brillants, se retrouvent livrés en pâture à une opinion publique qui les considère comme des gardiens de troupeau qui peuvent se faire maltraiter moralement et molester physiquement dans l’indifférence générale. L’essentiel est qu’ils soient présents de bon matin, pour maîtriser «les bêtes féroces» et les empêcher de nuire. L’auteur avec des accents de vérité qui ne trompent pas relate la lente descente aux enfers de Lisa qui se fait insulter avec une grossièreté et une violence indicibles. Hagarde, aux abois, désemparée, elle cherche vainement des enseignants comme son père généreux et enthousiaste.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A son grand désarroi, la salle des profs n’est fréquentée que par des êtres «ratatinés, accrochés à leurs carnets de notes et à leurs revendications salariales, capables de remuer ciel et terre pour une histoire d’heures supplémentaires mais réticents à s’interroger sur le suicide d’une élève». Une de ses grandes angoisses est de devenir cynique et de devenir comme eux. Prise en otage dans sa propre classe, elle est le jouet de ces êtres rustres et sauvages jusqu’au jour où elle passe à l’acte, pas du tout à la manière de Michèle Pfeiffer face à des élèves très difficiles mais à la manière d’un otage harcelé par des tortionnaires qui risquent d’avoir sa peau. Ce en quoi, elle obéit en quelque sorte à son inspecteur qui lui avait dit quelques mois auparavant : «N’essayez même pas de faire cours, Mademoiselle. Sauvez votre peau». Un livre qui fait réfléchir sur le problème sociétal de l’Ecole. Un témoignage qui fait froid dans le dos…&lt;br/&gt;Catherine Merveilleux&lt;br/&gt;Je tue les enfants français dans les jardins.&lt;br/&gt;Marie Neuser.&lt;br/&gt;Editions L’Ecailler</description>
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      <title>L’instant où tout peut basculer</title>
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      <pubDate>Sun, 27 Nov 2011 11:35:34 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Entr%C3%A9es/2011/11/27_L%E2%80%99instant_o%C3%B9_tout_peut_basculer_files/9782714443984FS.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Media/object005_2.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:63px; height:99px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Douglas Kennedy est le maître incontesté des histoires d’amour à rebondissements. Son sublime roman Cet instant-là ne faillit pas à la règle. C’est une histoire d’amour passionné entre le Maine d’aujourd’hui et le Berlin d’avant la chute du Mur qui est superbement décrit avec son ambivalence ente l’Est et l’Ouest. A l’Ouest le monde palpite, est libre et en pleine effervescence, à l’Est règne la Stasi, les dénonciations et la terreur. On retrouve dans ce roman les thèmes récurrents de l’œuvre de Kennedy : la chute, l’instant qui peut faire vaciller un destin et changer son cours, la fuite, la renaissance. Les personnages sont croqués avec une plume incisive et éloquente.&lt;br/&gt;L’ambiance de l’époque est admirablement décrite et l’on se sent comme transporté dans le temps. Son héros Thomas Nesbitt lui ressemble et a certains points communs avec lui. Comme lui, il est New-Yorkais et comme lui, il affectionne les récits de voyage. Ecrivain d’une cinquantaine d’années, il reçoit à quelques jours d’intervalle car parfois le destin s’acharne, deux lettres qui vont bouleverser sa vie : une demande de divorce et un journal envoyé par un jeune homme qui lui est inconnu mais qui est le fils de Petra, une jeune femme d’Allemagne de l’Est qu’il a passionnément aimé vingt-cinq ans plus tôt. Tout jeune homme, il a séjourné à Berlin pour écrire un récit de voyage. En travaillant pour une station de radio où il tient une chronique, il rencontre Petra qui y travaille comme traductrice. C’est le coup de foudre et Thomas va peu à peu découvrir l’histoire dramatique de cette transfuge venue de l’Est.&lt;br/&gt;Un livre aussi exceptionnel que les précédents où l’auteur tout en atteignant l’excellence en matière de romanesque est aussi un éminent critique de la société qu’il décortique philosophiquement, politiquement. Un roman aussi visuel qu’analytique qui mériterait tout comme L’Homme qui voulait vivre sa vie et la Femme du V° d’être adapté pour le cinéma et porté à l’écran.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Cet instant-là&lt;br/&gt;Un roman de Douglas Kennedy&lt;br/&gt;Editions Belfond</description>
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      <title>Ecartelée par des personnalités multiples</title>
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      <pubDate>Sun, 27 Nov 2011 11:22:09 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Entr%C3%A9es/2011/11/27_Ecartel%C3%A9e_par_des_personnalit%C3%A9s_multiples_files/9782081227545_1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Media/object004_3.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:63px; height:103px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;1994. Donya, une jeune femme d’origine iranienne entreprend une psychanalyse à Paris. Elle vient de faire une tentative de suicide et s’est infligée de douloureuses scarifications. Les séances de psychanalyse révèlent une jeune femme avec plusieurs clivages, écartelée par les personnalités multiples qui l’habitent. Elle ne maîtrise pas parfaitement le Français et se heurte lors des séances de psychanalyse à l’écueil de la langue. Mais peut-être que ses maladresses langagières sont plus des lapsi révélateurs que des erreurs de Français…&lt;br/&gt;1990. Bandar Abbas. Un jeune garçon et une jeune fille s’aiment dans le plus grand secret et cachent leur liaison car en Iran, les relations sexuelles sont prohibées. Toute transgression peut être sanctionnée par la mort, s’il y a dénonciation.&lt;br/&gt;Chapitre après chapitre, le lecteur s’aperçoit qu’il ne s’agit pas de deux histoires mais d’une seule et même histoire. Donya est cette jeune femme. Toute cette narration et toute cette introspection s’inspirent incontestablement de ce que l’on sait de sa biographie personnelle.&lt;br/&gt;Chahdortt Djavann est, comme l’héroïne, l’un des enfants d’un seigneur polygame d’Azerbaïdjan, Pacha Khan, mis en prison par le dernier Shah d’Iran puis par l’Ayatollah Khomeini à la suite de la révolution islamiste de 1979. Eprise de liberté comme son héroïne, elle fuit le régime islamiste et rejoint la France en 1993 après un bref passage par Istanbul. Ses débuts en France sont difficiles car il lui faut apprendre une langue étrangère qu’elle ne connaît pas et exercer des petits boulots tout en poursuivant des études d’anthropologie. Comme Donya, elle suit une psychanalyse et déclarera même : « J’ai appris le Français sur le divan du psychanalyste ». Elle publie rapidement son premier livre Je viens d’ailleurs. L’année suivante Bas les voiles ! et Que pense Allah de l’Europe ? la révèlent au grand public. En 2008, elle publie la Muette, l’histoire tragique d’une femme iranienne. Elle écrit aussi pour de nombreux journaux comme Libération, le Figaro, le Monde et le Journal du Dimanche.&lt;br/&gt;Dans ce nouveau roman paru lors de la rentrée littéraire de cet automne, Chahdortt Djavann dénonce une fois de plus le totalitarisme iranien et la condition lamentable des femmes en Iran. Dans ses autres publications, elle dénonçait la tolérance occidentale pour l’Islam et prévenait de ses dangers et s’étonnait du fait que l’Europe envisage de multiplier les mosquées sur le territoire européen car « Les mosquées ne sont pas de simples lieux de culte, elles sont une institutionnalisation de l’Islam». A ses yeux, le voile est l’étendard de l’Islam et elle ne comprend pas que l’on puisse se poser la question de l’accepter ou pas. Son héroïne rebelle qui n’est pas du genre soumise n’a qu’une alternative : partir même si elle envisage à un moment d’attaquer de l’intérieur le régime des Ayatollahs. Ce roman s’intitule Psychanalyse I et sera probablement suivi de Psychanalyse II que l’on attend avec impatience.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je ne suis pas celle que je suis&lt;br/&gt;Roman de Chahdortt Djavann&lt;br/&gt;Editions Flammarion</description>
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      <title>De Kaboul à San Francisco</title>
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      <pubDate>Thu, 10 Nov 2011 09:53:28 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Entr%C3%A9es/2011/11/10_De_Kaboul_%C3%A0_San_Francisco_files/9782714450722_1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Media/object006_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:63px; height:89px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Le livre culte de Khaled Hosseini “Les Cerfs volants de Kaboul” précédemment adapté au cinéma vient d’être transposé en roman graphique. Cette bouleversante histoire de trahison et d’amitié indéfectible a pour arrière-plan la chronique d’un pays dévasté, depuis la monarchie sur le déclin jusqu’à l’arrivée des Talibans en passant par l’invasion soviétique. Amir et Hassan, deux amis appartiennent à deux castes. Le premier est le fils d’un riche commerçant, membre de l’élite Pachtoune. Le second est le fils de leur serviteur issu de la minorité des Hazaras. Ils ont une passion commune, celle des cerfs-volants et sont inséparables jusqu’au jour où Amir ne réagit pas et ne défend pas son ami Hassan lorsqu’il subit une terrible épreuve. Pourquoi ne s’interpose-t-il pas ? Par honte, par peur ou par lâcheté ? Quoiqu’il en soit, il ne tente pas le moindre geste pour venir au secours de celui-ci. Leur belle amitié est alors rompue. Quelques années plus tard, Amir reçoit un mystérieux appel du Pakistan. Son correspondant lui déclare qu’il existe pour lui un moyen de se racheter  par rapport au passé.&lt;br/&gt;Une  belle histoire d’amitié, de rédemption et d’humanisme de Kaboul à San Francisco. Les illustrations de Fabio Celoni et Mirka Andolfo sont fabuleuses et dégage une réelle émotion.&lt;br/&gt;Catherine Merveilleux&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les Cerfs-volants de Kaboul&lt;br/&gt;de Khaled Hosseini&lt;br/&gt;illustré par Fabio Celoni&lt;br/&gt;et Mirka Andolfo&lt;br/&gt;Editions Belfond</description>
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      <title>Merveilleuses</title>
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      <pubDate>Thu, 10 Nov 2011 09:50:42 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Entr%C3%A9es/2011/11/10_Merveilleuses_files/9782226220707-j_1.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Media/object005_2.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:63px; height:92px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Catherine Hermary-Vieille a gardé intact son talent romanesque de s’immiscer dans le passé et de se plonger au cœur de l’Histoire. Les  grands destins de femmes passionnent depuis toujours cette romancière et historienne hors pair et elle a le talent de réincarner ces héroïnes du passé et de les faire revivre pour la plus grande joie de ses lecteurs inconditionnels. Après sa saga historique “Le Crépuscule des Rois”  et “Les Années Trianon”, elle entraîne ses lecteurs au temps des “Merveilleuses”. Une parenthèse enchantée juste après les heures sombres et sanglantes de la Terreur où les Merveilleuses libertines et femmes d’esprit s’étourdissaient de plaisirs, de fêtes, lançaient des modes et multipliaient les aventures amoureuses.&lt;br/&gt;Ce roman historique est le parcours biographique romancé de Rose de Beauharnais et de Thérésia Cabarrus, femmes influentes de cette époque qui, grâce à leur charme indéniable, ensorcelant et ravageur séduisirent des hommes, beaucoup d’hommes. Les hommes de pouvoir les attiraient particulièrement et elles en faisaient leur cible. Pour l’amour d’un obscur petit général corse, nommé Premier Consul à son retour d’Egypte, Rose deviendra Joséphine, l’impératrice Joséphine et le suivra dans son ascension prodigieuse.&lt;br/&gt;L’auteur nous entraîne dans le sillage de ces femmes ambitieuses, voluptueuses, à la vie amoureuse tumultueuse.&lt;br/&gt;A travers leur parcours, qui va de la Révolution à l’Empire, le lecteur découvre des jeunes filles timides, gauches, à peine écloses et les suit à travers leur fulgurante transformation et leur vertigineuse ascension sociale.&lt;br/&gt;Catherine Merveilleux&lt;br/&gt;“Merveilleuses”&lt;br/&gt;Roman de Catherine Hermary-Vieille&lt;br/&gt;Editions Albin Michel</description>
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      <title>Grandeur et décadence</title>
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      <pubDate>Thu, 10 Nov 2011 09:45:18 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Entr%C3%A9es/2011/11/10_Grandeur_et_d%C3%A9cadence_files/arnets_d_une_bourgeoise_de_1.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Media/object004_2.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:63px; height:95px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Les Carnets d’une bourgeoise déchue nous plongent dans un véritable Tsunami familial. Diane, aristocrate anglaise, née dans un manoir a connu une enfance dorée et privilégiée auprès d’un père richissime, original qu’elle plaçait sur un piédestal. Elle a épousé par amour un mari qu’elle adore et dont elle est éperdument amoureuse.  Or, le jour de ses soixante ans, le ciel lui tombe sur la tête car cet homme en qui elle avait une confiance aveugle et absolue, lui annonce avec cynisme et sans ambages qu’il l’a ruinée, qu’il ne l’aime plus et qu’il la quitte. Sa vie bascule du jour au lendemain. Ce livre autobiographique est la chronique de cette plongée abyssale dans un cauchemar dont elle se sort grâce à son humour, sa farouche détermination et son optimisme inaliénable. Elle qui n’avait vécu que pour se consacrer à son mari et à ses enfants se découvre une passion : la peinture. Elle s’y consacre et a l’agréable surprise de constater que sa peinture a des adeptes et plait. Plongée dans une situation financière catastrophique et plus que précaire, elle découvre les petits plaisirs qui illuminent une journée et une vie. Avec autodérision, sarcasme, elle démontre que même au fond du désespoir et que tout semble fini, la vie peut recommencer et nous prouve que “Rêver, c’est s’enraciner dans le futur”. Elle s’inscrit ainsi tout naturellement dans la collection Futuroscope qui est une collection d’essais qui propose de diffuser des réflexions ayant des conséquences sur le devenir. Ce livre est réellement une autobiographie. L’auteur Diane Rauscher-Kennedy a vraiment vécu une enfance de conte de fée British dans l’Aristocratie et elle a vraiment été plaquée par son mari.&lt;br/&gt;Ces carnets sont son journal.&lt;br/&gt;Catherine Merveilleux&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Carnets d’une aristocrate déchue&lt;br/&gt;de Diane Rauscher-Kennedy&lt;br/&gt;Editions Phoenix Press International</description>
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      <title>Renaud Muselier démonte le Système Guérini</title>
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      <pubDate>Mon, 31 Oct 2011 10:02:52 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Entr%C3%A9es/2011/10/31_Renaud_Muselier%C2%A0d%C3%A9monte_le_Syst%C3%A8me_Gu%C3%A9rini_files/DSC_5598_1.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Media/object003_3.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:63px; height:75px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Renaud Muselier et le système Guérini&lt;br/&gt;Renaud Muselier vient de publier aux Editions J.C Lattès un ouvrage courageux et extrêmement bien documenté sur le système Guérini. Comment un tel système clanique et mafieux a  t-il pu  émerger dans la deuxième ville de France ? Pourquoi la loi de l’Omerta a-t-elle couvert et laisser prospérer dans le consensus et l’indifférence générale un système proche de la Camorra napolitaine ? Ce livre n’est ni un pamphlet ni un réquisitoire. C’est une analyse fine et pertinente où Renaud Muselier décortique comment un réseau de corruption de plus en plus puissant   et faisant régner terreur et cupidité a fait main basse sur la ville et s’est approprié des milliers d’euros placés sur des comptes au Luxembourg et à l’étranger. Le petit-fils de l’Amiral Muselier nous plonge dans cette Affaire politico-judiciaire hallucinante à épisodes et rebondissements qui a défrayé la chronique. Il relate ses deux longues années de lutte contre les malversations, les peurs, les trahisons, les attaques personnelles et les menaces. C’est fort, puissant et émouvant. Si un auteur avait écrit un roman avec des personnages aussi caricaturaux, des délits aussi importants au su et au vu de tous, le verdict de la critique unanime aurait  été sans appel et aurait estimé qu’il exagérait. Le synopsis aurait  paru  peu crédible aux lecteurs. Or, tout est authentique et sérieux. &lt;br/&gt;Les personnages principaux : Alexandre et Jean-Noël originaires de Calenzana sont prêts à tout pour leur enrichissement personnel et mettent en place un véritable système nébuleux avec sociétés off-shore, blanchiment d’argent, corruption et accointances avec des figures notoires du grand banditisme. Ils se verront l’un incarcéré et l’autre mis en examen pour prise illégale d’intérêt, trafic d’influence et association de malfaiteurs. La justice ne tardera pas à révéler les complicités qui ont permis un tel scandale…&lt;br/&gt;Le docteur Muselier est souvent bien seul dans ce combat, malgré le soutien  de son fidèle acolyte Bruno Gilles dont l’amitié est indéfectible et qui subira lui aussi une opération d’intimidation inqualifiable. Renaud Muselier raconte que des individus ont jeté des bouteilles d’acide ouvertes dans le jardin de sa maison, là où jouent ses enfants. Entre intimidations, agressions verbales, menaces physiques dans sa propre maison et au Cercle des nageurs, Renaud Muselier  vivra des heures de grand désarroi comme par le passé lorsqu’il il s’était fait attaqué et massacré par des dockers C.G.T., lors du blocage du port par une grève sauvage. Seul contre vingt assaillants, il fut alors victime d’une fracture du crâne et très sérieusement blessé. Certaines scènes sont émouvantes  comme celle où  il s’aperçoit qu’il a été trahi par son propre camp, le jour où Eugène Caselli est élu président de la C.U.M à sa place. Il perd alors l’imperdable car il lui manque une voix. L’humiliation est terrible, la violence de cette scène est extrême. Après l’incompréhension vient la colère. Il n’ose croire ce que certains chuchotent… S’ensuit alors une longue traversée du désert où Muselier est alors traité dans son propre camp comme un pestiféré, critiqué, attaqué. Son image est dévalorisée. Désenchanté, Il envisage même d’abandonner la politique… Il conclut que «c’est la désunion de son propre camp qui a permis  à la pieuvre de prospérer». &lt;br/&gt;Certains passages sont de purs moments d’anthologie comme la scène du Cercle des nageurs où Alexandre Guérini l’agresse et requalifie ses orientations sexuelles et redéfinit le métier de sa mère. C’est à la fois bouleversant et irrésistiblement drôle, tout comme la lettre de son avocat au procureur pour déposer plainte à la suite de cette altercation houleuse.&lt;br/&gt;L’analyse politique est accablante. Il fait le constat que c’est la dégénérescence des démocraties qui fait le lit des mafias et que quand c’est Marseille qui souffre c’est la république qui est en danger. Il confie que dans cette sinistre histoire, il a comme tout le monde perdu des plumes et que personnellement cette affaire lui aura coûté ce qu’il a de plus cher… &lt;br/&gt;Un livre courageux où Renaud ouvre la boîte de Pandore et relate au jour le jour les épisodes de cette croisade douloureuse contre le Mal qui gangrène notre démocratie. &lt;br/&gt;Le livre s’achève par la liste exhaustive des personnes mises en examen et incarcérées dans le cadre de ce scandale. C’est accablant et édifiant.&lt;br/&gt;Renaud Muselier est docteur en médecine, député des bouches du Rhône depuis 1993, il a été premier adjoint au maire de Marseille de 1995 à 2008, avant de devenir premier vice-président de la Communauté urbaine Marseille-Provence-Métropole. Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères de 2002 à 2005, il est actuellement président du Conseil culturel de l’Union pour la Méditerranée et président  de l’Institut du monde arabe. Il est aussi auteur et a écrit l’Amiral Muselier, créateur de la Croix de  Lorraine et Daumier, artiste frondeur, Marseillais rebelle.  &lt;br/&gt;Catherine Merveilleux&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le Système Guérini&lt;br/&gt;Essai de Renaud Muselier&lt;br/&gt;Editions JC Lattès</description>
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      <title>Le retour de Casanova</title>
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      <pubDate>Sun, 23 Oct 2011 15:19:37 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Entr%C3%A9es/2011/10/23_Le_retour_de_Casanova_files/9782364760042_1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Media/object007_2.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:63px; height:95px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Mathieu Croizet, avocat au barreau de Marseille persiste et signe dans l’écriture avec la parution d’un deuxième roman « Random » aux éditions de L’écailler. Un thriller plein de suspens qui tient le lecteur en haleine, qui, scotché,  a du mal à  lâcher cet excellent polar.&lt;br/&gt;Le polar dense et riche met en scène un personnage récurrent de Mathieu Croizet, Paul Casanova dit Polka. Celui-ci, inspecteur du N.Y.P.D. mène une enquête au sujet d’un cadavre flottant sur l’East River. Cet homme s’avère dans un premier temps être est un trader, un golden boy. Cependant, incrédule et abasourdi, il apprend de la bouche de son ex-petite amie Shizuka Tanaka, médecin légiste que le défunt est, en fait, son meilleur ami tragiquement et officiellement disparu lors de l’attentat du World Trade Center, le 11 septembre 2001. Déjà anéanti par un drame qui a bouleversé sa vie personnelle, l’inspecteur est amené à mener une enquête où il s’avère que le noyé est impliqué dans une opération des services secrets et un scandale politico financier. Parallèlement, son cousin Antoine, avocat à Marseille accepte contraint et forcé car son cabinet ne marche pas et qu’il vit une véritable galère, de défendre Ignace Fabiani, le parrain des parrains. Il ferme alors les yeux sur quelques principes déontologiques de sa profession et se retrouve entraîné dans la spirale infernale de la violence, de la barbarie et du grand banditisme. L’auteur nous fait découvrir un univers qu’il connaît bien : celui des avocats. Le lecteur découvre alors les arcanes de la justice, les procédures, l’éthique, la solidarité entre amis avocats.  Cette nouvelle enquête nous dépayse et nous entraîne des rues de N.Y. au maquis corse en passant par les zones de non-droit des Quartiers Nord de Marseille et les plages ensoleillées de Miami. Quel lien existe-t-il entre ces deux hommes ? L’intrigue très bien ficelée est admirablement menée par l’auteur qui nous plonge dans un univers impitoyable où règnent les trafics de drogue, les manipulations financières internationales, les services secrets, la C.I.A, les agissements mafieux. Les personnages ont une profondeur psychologique intéressante et une grande crédibilité malgré l’intrigue très imaginative et très romanesque. L’auteur s’immisce en chacun d’eux avec beaucoup d’empathie.  Flaubert était Madame Bovary. Mathieu Croizet s’incarne avec un talent schizophrénique dans la peau de Paul Casanova, Antoine, Jerry et même Mathieu Croizet… Une autre grande qualité de ce roman est son humour noir, caustique et décapant. En refermant le livre, le lecteur ravi et insatiable n’a qu’une seule envie : savoir s’il y aura une suite... Question à laquelle l’auteur répond positivement.&lt;br/&gt;Random&lt;br/&gt;Roman de Mathieu Croizet&lt;br/&gt;Editions L’écailler&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Pierre Bergé, le magicien qui créait des étoiles</title>
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      <pubDate>Fri, 14 Oct 2011 09:19:09 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Entr%C3%A9es/2011/10/14_Pierre_Berg%C3%A9,_le_magicien_qui_cr%C3%A9ait_des_%C3%A9toiles_files/le_faiseur_d_etoile_01_1.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Media/object001_4.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:63px; height:99px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Béatrice Peyrani, chef du service économique du Point jusqu’en 2009 et auteur en 2004 de l’Enfer des riches co-écrit avec Corinne Tissier vient de publier un essai sur Pierre Bergé, un homme aussi puissant que mystérieux et énigmatique.&lt;br/&gt;Pierre Bergé, personnalité hors du commun fut le Pygmalion d’Yves Saint Laurent et de Bernard Buffet. Tel Rastignac arrivé de La Rochelle pour faire carrière à Paris, il rêvait d’être un écrivain célèbre. S’il n’écrivit jamais le roman du siècle, il fit de sa vie une œuvre romanesque et permit en tant que mécène à quelques génies de devenir des étoiles.&lt;br/&gt;Ce fils de militants anarchistes vécut mille vies. Il fut courtier en livres puis en tableaux, directeur de théâtres puis président controversé de l’Opéra Bastille, il fut toute sa vie insatiable.&lt;br/&gt;Milliardaire de Gauche, homme de conviction, d’argent et d’influence, il reste une personnalité mystérieuse. Il fut l’ami de Jean Cocteau, de Jean Giono et l’amant d’Yves Saint Laurent avec qui il créa et co-dirigea la célèbre maison de couture, une entreprise dont il fit avec le génial couturier l’une des griffes les plus connues et les plus convoitées du Monde. Le 8 juin 2008, lors des obsèques de son amour de toujours, il fit jouer la chanson des Vieux amants de Jacques Brel et vendit leur immense et inestimable collection d’Art. Il aurait pu vivre ensuite une retraite dorée mais préféra devenir propriétaire d’un des journaux les plus influents de France «Le Monde». Homme d’affaires, grand mécène, patron de presse, séducteur et provocateur, jalousé, controversé ou admiré, il entend donner une partie de sa fortune à la lutte contre le sida.&lt;br/&gt;Un livre passionnant, très documenté.&lt;br/&gt;Pierre Bergé,&lt;br/&gt;Le Faiseur d’étoiles&lt;br/&gt;de Béatrice Peyrani&lt;br/&gt;Editions Pygmalion</description>
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      <title>Hold-up</title>
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      <pubDate>Sun, 9 Oct 2011 10:33:05 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Entr%C3%A9es/2011/10/9_Hold-up_files/hold_up_01_1.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lejouretlanuit.net/lejouretlanuit/Livres/Media/object003_3.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:63px; height:92px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Hold-up est un roman écrit par Jean-Claude Kella, un ancien truand. Après l’Affranchi, un récit autobiographique où il relate son parcours de petit délinquant qui monte à Paris et plonge dans la French Connection et le Milieu, il se lance dans la fiction en racontant un braquage d’anthologie qui eut réellement lieu à la banque de France en décembre 92 et dont le butin s’élevait à 146 millions de francs dont 139 sont encore dans la nature, mais en le romançant. &lt;br/&gt;Hold-up est le récit d’un casse monumental qui s’est effectivement passé. La particularité de ce roman est de le faire revivre sous forme de deux témoignages fiction, celui de Marc, le cerveau du hold-up qui monte l’opération, la dirige et celui de Manu, un vigile de la Banque de France sans histoires qui se voit plongé sous la menace et la violence dans un monde terrifiant et apocalyptique qui détruira sa vie et celle de ses proches.&lt;br/&gt;«Je ne m’étais jamais placé du côté des victimes. Ce fut pour moi un bouleversement» déclare l’ancien braqueur, en exergue de son livre. J.C. Kella avec une empathie toute particulière réussit le tour de force de se réincarner dans la peau des deux protagonistes : Marc, le bandit, qui depuis le début de l’aventure éprouve de sombres prémonitions mais s’obstine cependant à mener à son terme le braquage et Manu, le vigile pris en otage. Pour le forcer à obtempérer et à obéir, la bande de malfrats lui passe une ceinture d’explosifs à la taille et kidnappe sa femme et son jeune fils. Pour ce jeune papa tendre et aimant, c’est un véritable cauchemar. Pendant toute la durée du casse, il est submergé par une angoisse intolérable mais le pire reste à venir. Une fois les braqueurs envolés dans la nature avec leur magot, il s’aperçoit que l’enfer qu’il a vécu n’émeut personne : les otages, ses compagnons d’infortune prennent l’apéro sans se soucier de lui, de sa ceinture d’explosifs et de sa famille en danger de mort. Quant à la police, elle le croit complice. Même sa femme a un moment de doute. Leur appartement où ils auraient aimé trouvé refuge après cette expérience très traumatisante est dévasté par la police et les experts de la Banque qui cherchent des empreintes. Même lors du procès, il n’est pas considéré comme une victime mais comme un éventuel complice. A l’issue de cette bouleversante expérience, son fils gravement  déstabilisé est atteint de mutisme et sa femme aura une crise d’épilepsie. Sa famille éclatera et volera en éclats. Malgré ses nombreuses missives à J.C. Trichet, le gouverneur de la Banque de France, il n’aura jamais ni médailles, ni excuses. &lt;br/&gt;Un récit poignant, bouleversant qui relate le naufrage d’une famille.&lt;br/&gt;Hold-up,&lt;br/&gt;un roman de J.C Kella&lt;br/&gt;aux éditions Don Quichotte</description>
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