Le Jour et La Nuit
Le Jour et La Nuit

Cate Blanchett et le Maître de Cérémonie Edouard Baer © Alberto Pizzoli-AFP

 

Palmarès du 71ème Festival de Cannes

La 71° édition du Festival de Cannes s’est clôturée avec l’annonce tant attendue du Palmarès. « Allez on remballe, le Festival rentre à la Maison!», a annoncé, facétieux le Maître de cérémonie Edouard Baer. 21 films étaient en compétition et comme l’avait annoncé Thierry Frémaux, les films étaient cette année plus cinéphiles et moins Bling-Bling que les années précédentes.  C’est le Japonais Kore-Eda-Hirokaku qui reçut la très emblématique et très convoitée Palme d’or pour son film Manbiki Kazoku (Une Affaire de famille). Le film projeté lors de la soirée de clôture était The man who killed Don Quixote.
La manifestation s’acheva  en apothéose sur le Red Carpet, où les lauréats et le Jury rejoignirent Sting et Shaggy pour une surprise musicale en  Live !

 

Hirokazu Kore Eda - Palme d'or - Manbiki Kazoku (Une Affaire de famille), avec Cate Blanchett © Alberto Pizzoli-AFP

 

Palme d’or

 

Le film Manbiki Kazoku de Kore-Eda-Hirokaku est l’histoire d’une famille qui survit en chapardant dans les magasins et qui recueille une fillette maltraitée. Au retour d’une nouvelle expédition de vol à l’étalage, Osamu et son fils recueillent dans la rue une petite fille qui semble livrée à elle-même. D’abord réticente à l’idée d’abriter l’enfant pour la nuit, la femme d’Osamu accepte de s’occuper d’elle lorsqu’elle comprend que ses parents la maltraitent. En dépit de leur pauvreté, survivant de petites rapines qui complètent leurs maigres salaires, les membres de cette famille semblent vivre heureux – jusqu’à ce qu’un incident révèle brutalement leurs plus terribles secrets...

 

Palme d’or spéciale


Une Palme d’or spéciale fut décernée à Jean-Luc Godard pour son film Le Livre d’images.  Un film très proche d’Adieu au langage déjà présenté à Cannes en 2014 et tout aussi ésotérique et hermétique. Ce film très particulier est  encore plus elliptique et plus syncopé que le précédent. Les aphorismes sont inachevés, balbutiants et les images encore plus fulgurantes et fugaces.  L’univers du cinéaste semble se lézarder et ses structures cognitives s’effondrer. Il s’agit bel et bien d’un adieu au langage et à toute pensée structurée. Seules quelques images, quelques réminiscences émergent de sa mémoire. L’affiche d’un des chefs d’œuvre de Jean -Luc Godard, Pierrot le fou, était cette année l’affiche officielle du 71° Festival de Cannes.

 

Spike Lee - Grand prix - Blackkklansman © Déborah Néris - FDC

 

Grand Prix

 

Le Grand prix a été décerné à l’Américain Spike Lee pour son film Blackkklansman. Une comédie thriller qui s’inspire d’une histoire vraie, celle de Ron Stallworth le premier policier afro-américain de Colorado Springs qui s’infiltra au sein du Ku Klux Klan et parvint même à devenir président de cette organisation raciste. Infiltré, il réussit à saboter bon nombre de rassemblements du Ku Klux Klan en se faisant passer pour un suprémaciste blanc.

Réalisateur de génie, Spike Lee a réussi son Blackkklansman, un film incendiaire inspiré de la vie de Ron Stallworth, le premier officier de police afro-américain à avoir infiltré le Ku Klux Klan. Le synopsis est le suivant : Contre toute attente, l’agent Stallworth (John David Washington) et son partenaire Flip Zimmerman (Adam Driver) vont infiltrer les plus hautes sphères du Klan, afin de l'empêcher de prendre contrôle de la ville. L’équipe de Get Out, récompensé aux Oscar, s’est associée avec Spike Lee, le réalisateur dont le style sans concession et l’humour caustique servent à la perfection ce genre de faits divers qui ne figurent pas vraiment dans les livres d’histoire.

 

Nadine Labaki - Prix du jury - Capharnaüm, avec Gary Oldman et Zain Alrafeea © Valery Hache-AFP

 

Prix du Jury


Le Prix du Jury a été décerné à Capharnaüm de Nadine Labaki
À l’intérieur d’un tribunal, Zain, un garçon de 12 ans est présenté devant le Juge.
Le Juge : « Pourquoi attaquez-vous vos parents en justice ? »
Zain : « Pour m’avoir donné la vie. »
Après avoir reçu son prix, la réalisatrice  a appelé à ne plus continuer à tourner le dos et à rester aveugle à la souffrance des enfants des rues maltraités. Ella a déclaré que l’enfance mal aimée était à la base du mal dans le monde.

 

Pawel Pawlikowski - Prix de la mise en scène - Zimna Wojna (Cold War), avec Abderrahmane Sissako, Kristen Stewart et Denis Villeneuve © Alberto Pizzoli-AFP

 

Prix de la mise en scène


Le Prix de la Mise en scène a été décerné à Zimna Wona (Cold War) réalisé par Pawel Pawlikowski
Pendant la guerre froide, entre la Pologne stalinienne et le Paris bohème des années 1950, un musicien épris de liberté et une jeune chanteuse passionnée vivent un amour impossible dans une époque impossible.

 

Marcello Fonte - Prix d'interprétation masculine - Dogman, avec Roberto Benigni et Khadja Nin © Valery Hache/AFP

 

Prix d’interprétation masculine


Le Prix d’interprétation masculine  a été décerné à l’acteur Marcello Fonte pour son rôle dans le film Dogman de l’Italien Matteo Garrone.

Le synopsis est le suivant. Dans une banlieue déshéritée, Marcello, toiletteur pour chiens discret et apprécié de tous, voit revenir de prison son ami Simoncino, un ancien boxeur accro à la cocaïne qui, très vite, rackette et brutalise le quartier. D’abord confiant, Marcello se laisse entraîner malgré lui dans une spirale criminelle. Il fait alors l’apprentissage de la trahison et de l’abandon, avant d’imaginer une vengeance féroce...

 

 

Samal Yeslyamova - Prix d'interprétation féminine - Ayka, avec Asia Argento et Ava DuVernay © Alberto Pizzoli/AFP

 

Prix d’interprétation féminine

 

Le Prix d’interprétation féminine a, quant à lui, été décerné à Samal Yeslyamova pour son rôle dans Ayka du Russe Sergey Dvortsevoy

Ayka vient d’accoucher.
Elle ne peut pas se permettre d'élever un enfant.
Elle n'a pas de travail, des dettes à payer, pas même une chambre à elle. Mais il n'y a aucun moyen de supprimer ses instincts naturels.

 

Lukas Dhont - Caméra d’or - Girl, avec Ursula Meier et Victor Polster © Déborah Néris /FDC

 

Caméra d’or


C’est le film Girl  réalisé par Lukas Dhont, présenté dans la sélection Un Certain Regard qui a remporté la Caméra d’or.

 

Consulter notre article sur ce film ici

 

 

Alice Rohrwacher - Prix du scénario ex-æquo - Lazzaro Felice, avec Chiara Mastroianni, Robert Guédiguian et Andrey Zvyagintsev © Alberto Pizzoli/AFP

 

Prix du scénario ex-aequo

 

Alice Rohrwacher pour Lazzaro Felice ( Heureux comme Lazzaro)

 

Lazzaro est un jeune paysan d’une bonté exceptionnelle qui vit à l’Inviolata, un hameau resté à l’écart du monde sur lequel règne la Marquise Allonsina de Luna. La vie des paysans est inchangée depuis toujours. Ils sont exploités et à leur tour, ils abusent de la bonté de Lazzaro. Un été il se lie avec Tancredi, le fils de la Marquise. Une amitié si précieuse qu’elle lui fera traverser le temps et mènera Lazzaro au monde moderne.

 

 

Solmaz Panahi et Panah Panahi - Prix du scénario ex-æquo - Se Rokh (3 Visages) avec Chiara Mastroianni, Robert Guédiguian © Alberto Pizzoli/AFP

 

Jafar Panahi pour Se Rokh (Trois visages)

 

Une célèbre actrice iranienne reçoit la troublante vidéo d’une jeune fille implorant son aide pour échapper à sa famille conservatrice... Elle demande alors à son ami, le réalisateur Jafar Panahi, de l’aider à comprendre s’il s’agit d’une manipulation. Ensemble, ils prennent la route en direction du village de la jeune fille dans les montagnes reculées du Nord-Ouest où les traditions ancestrales continuent de dicter la vie locale.

 


Catherine Merveilleux

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