Le Jour et La Nuit
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L’Histoire de l’Amour de Radu Mihaileanu, un pur chef d’œuvre

 Radu Mihaileanu est un grand réalisateur, un très grand réalisateur. Après  « Trahir », « Va, vis et deviens », « le Concert » et « la Source des Femmes », il vient de réaliser un pur chef d’œuvre. L’Histoire de l’Amour est , en effet, l’un de ces films qui traversent le temps et qui nous parlent de valeurs, de sentiments universels, éternels et essentiels, l’un de ces films qui marquent et qui bouleversent. Rencontre avec Radu Mihaileanu …

 

 

« Lorsque mes deux producteurs Marc-Antoine Robert et Xavier Rigault m’ont proposé d’adapter le livre de Nicole Kraus, qui m’avait été offert par une amie trois ans plus tôt, j’ai relu ce roman que j’avais adoré, qui m’avait fait pleuré, rigolé, en me demandant si une adaptation cinématographique était possible. La narration est ,en effet, complexe du fait qu’il y a trois histoires parallèles. Je craignais en l’adaptant de briser la force et l’identité du livre. La proposition de mes producteurs arrivait cependant à un moment crucial, à un moment  clé où le Monde était tellement tendu que j’éprouvais un besoin irrésistible et irrépressible  de parler de l’Amour, de la force de l’amour. Je suis peut-être un utopiste, mais je crois en l’amour, aux promesses et à la confiance.  J’ai accepté car je retrouvais dans l’ouvrage de Nicole Kraus les thématiques qui font partie intégrante de mon univers : la survie, l’idée de la dignité humaine., etc… Le film pose, en effet,  la question de savoir comment rester debout quand l’histoire collective et l’histoire personnelle ont quasiment anéanti un homme. Léo, le personnage principal a survécu aux horreurs du Nazisme. Il peut cependant renaître grâce à l’amour. Ce personnage ressemble à mon père, qui à 95 ans a survécu à l’extrême droite roumaine, au Nazisme, au camp de concentration, au Stalinisme, à Ceausescu, à l’immigration. La transmission est aussi un thème important et prépondérant du film. Elle passe par le force de l’écriture. Au début de l’histoire, Léo écrit un livre qui est, en fait, une longue déclaration d’amour. pour Alma, son amoureuse. A la suite de divers rebondissements, le livre se perd et fait le tour du monde pour arriver finalement dans une famille de Brooklyn. Le thème du prénom est aussi important car la jeune fille de la famille où arrive le livre porte le prénom d’Alma,  l’héroïne du roman. Elle porte ainsi en elle, la promesse d’un amour authentique et éternel comme celui qu’éprouvait Léo pour Alma, il y a si longtemps. Elle reçoit ainsi, en quelque sorte l’amour en héritage. Le thème de la promesse.est aussi un thème qui me tient à cœur.  Aujourd’hui, les Jeunes ont peur de s’engager. Léo, mon héros reste fidèle à sa promesse. Ilrésiste à toutes les tourmentes, à tous les coups, à toutes les compromissions. Il reste fidèle à lui-même, à Alma et à son utopie d’un amour éternel. C’est quelque chose qui me touche »

 

Synopsis :

Il était une fois un garçon, Léo, qui aimait une fille, Alma. Il lui a promis de la faire rire toute sa vie. Mais la guerre les a séparés. Du village polonais dans les années 30 à New York aujourd’hui, se tisse la plus belle histoire d’amour entre Leo, l’homme qui a survécu à tout, et Alma, la femme la plus aimée au monde. De nos jours, une autre Alma, adolescente new-yorkaise, contaminée par le même virus merveilleux de l’amour veut aussi être la femme la plus aimée au monde. Rien ne semble lier Léo à la jeune Alma. Et pourtant... L’amour traversera le temps et les continents pour unir leurs destins.

Le film nous parle de la Shoah, mais c’est aussi et surtout un hymne à la vie, à la transmission et aux pouvoirs magiques de la littérature qui crée un lien entre les êtres humains. Un excellent casting avec notamment le grand Derek Jacobi. Un film entre rires et larmes, réflexion et humour. Un pur chef d’œuvre.

 

Sortie sur nos écrans le 9 novembre


Catherine Merveilleux