Le Jour et La Nuit
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Vendeur

Serge interprété par Gilbert Melki est l’un des meilleurs vendeurs de France. Il n’est pas salarié dans un magasin, mais passe de magasin en magasin. Dans le jargon des cuisinistes, c’est «un extra». ll a tout sacrifié à sa carrière : ses amis, ses femmes, son fils Gérald qu’il ne voit jamais et surtout sa santé. Quand son fils Gérald vient lui demander du travail pour l’aider à payer ses charges et à financer les travaux du futur restaurant qu’il compte ouvrir, Serge hésite puis finalement accepte. Gérald se montre tout d’abord d’une totale incompétence. Ce n’est pas son univers, mais il va vite déployer des talents insoupçonnés et se révéler un excellent vendeur.

Serge interprété par Gilbert Melki est l’un des meilleurs vendeurs de France. Il n’est pas salarié dans un magasin, mais passe de magasin en magasin. Dans le jargon des cuisinistes, c’est «un extra». ll a tout sacrifié à sa carrière : ses amis, ses femmes, son fils Gérald qu’il ne voit jamais et surtout sa santé. Quand son fils Gérald vient lui demander du travail pour l’aider à payer ses charges et à financer les travaux du futur restaurant qu’il compte ouvrir, Serge hésite puis finalement accepte. Gérald se montre tout d’abord d’une totale incompétence. Ce n’est pas son univers, mais il va vite déployer des talents insoupçonnés et se révéler un excellent vendeur.
«C’est en voyant un reportage sur les vendeurs «extra» que j’ai eu l’idée de ce film, confie Sylvain Desclous dont c’est le premier long métrage. Mais alors que le reportage insistait surtout sur la réussite sociale que ce métier peut procurer, j’ai surtout été touché par l’existence très solitaire et à mes yeux extrêmement triste qu’il entraînait. Je me suis dit qu’il y avait matière à faire un film. J’ai alors été à la rencontre de vendeurs et j’ai assisté à des séances de motivations, de training et de coaching. Je les ai observés et j’ai découvert que certains vendeurs sont de grands comédiens. Pour décrocher un contrat, ils sont capables de faire un véritable show, de parler pendant des heures, de faire rire, d’ émouvoir. leurs clients potentiels, aux larmes. Serge a une vie triste, il écume les bars, prend de la coke pour tenir. Il n’a de relations féminines qu’avec des prostituées de rencontre dans de sinistres chambres d’hôtel. Solitaire et sans liens, il va au fil du film être rattrapé par le sentiment de sa paternité dont il ne prend que tardivement conscience. Lorsqu’il s’aperçoit que son fils risque de commettre les mêmes erreurs que lui et de gâcher sa vie, il va tout faire pour l’en empêcher. Pio Marmaï joue le rôle de ce fils qui lui fait prendre conscience que même s’il a réussi financièrement et socialement, il a perdu son âme, sa famille et sa santé. L’obsession de la performance lui a fait perdre l’essentiel. Vendeur n’est pas un réquisitoire, ce n’est pas un film à charge. C’est l’histoire d’un homme, Serge.
Mon prochain film aura pour cadre un cabinet ministériel. Le personnage principal sera une jeune femme d’origine modeste qui découvre l’univers impitoyable du monde politique. Gilbert Melki, quant à lui, confie avoir tout de suite accepté la proposition de Sylvain Desclous car il l’avait rencontré dans le cadre d’Emergences, une structure créée par Elisabeth Depardieu pour aider les jeunes réalisateurs. Le personnage de Serge m’a beaucoup plu. C’est un type qui vit un véritable naufrage affectif, qui a brulé la chandelle par les deux bouts et qui va contre toute attente retrouver l’essentiel et empêcher son fils de commettre les mêmes bêtises que lui. C’est une belle histoire.

Un bon film. Bien écrit. Bien interprété et touchant.

Sortie sur nos écrans le 4 mai 2016

Catherine Merveilleux