Le Jour et La Nuit
Le Jour et La Nuit

Un pays qui persiste dans le déni et le négationnisme

Il y a deux ans lorsque j’écrivais mon essai «Les Barbaresques», je tirais un signal d'alarme. Dans ce livre j’analysais les différentes raisons d’une recrudescence de la violence chez les Jeunes de notre pays. J’y établissais une liste la plus exhaustive possible des raisons de cette montée inexorable de la barbarie. Les principaux facteurs répertoriés étaient l’intolérance à la frustration, l’immédiateté, le manque d’empathie pour les victimes mais surtout le déni de nos politiques face à la gravité de la situation.

A ma grande consternation, cet essai était plus que visionnaire. Deux ans plus tard, les actes de tortures et de barbarie se multiplient comme le montre l’article sur les actes de torture et barbarie commis dans une cellule de 9 m2 de la prison des Baumettes dont les auteurs Nicolas et Jean-Raphaël viennent d’être jugés et condamnés aux Assises d’Aix-en-Provence (voir notre article dans la rubrique société).
Tous les jours, coups de couteau pour une cigarette refusée ou un simple regard se multiplient. L’apothéose vient d’avoir lieu avec la catastrophe ferroviaire de Brétigny. Alors qu’en Espagne, les hôtels hébergent et nourrissent gratuitement les victimes non hospitalisées et leurs familles, que des bénévoles se manifestent pour offrir leur aide ou donner leur sang pour des transfusions, à Brétigny des vautours gênaient les secours, la police et les pompiers pour secourir les victimes afin de pouvoir mieux les détrousser ou manifester leur mécontentement d’être dérangés par les barrages de police et le va et vient des secouristes.
Des policiers appartenant au syndicat Alliance et de nombreuses personnes présentes ont témoigné en ce sens. Leur témoignage était catégorique et sans ambiguïté. Tous déclarent qu’ils se sont faits caillasser après le déraillement du Paris-Limoges. Plusieurs médias eurent le courage de relayer cette information qui choqua et horrifia bon nombre de nos concitoyens. Ils furent très rapidement démentis et taxés de faire le jeu du Front national en jetant de l’huile sur le feu, en stigmatisant une frange de la population.
Le pouvoir met en place une véritable Omerta pour cacher la vérité. Cela génère, en fait, des rumeurs encore plus folles que la réalité. Nier des faits aussi graves, c’est faire du négationnisme. Ce sont eux qui font le lit du Front national et des partis extrémistes. Eu égard à l’état catastrophique de notre jeunesse, la seule solution est de prendre des mesures drastiques appropriées. Or comment trouver des remèdes si l’on cache l’état du malade et si l’on n’établit pas un diagnostique clairvoyant et adapté à la situation. Quand la Gauche se trouve en présence de faits qui mettent en doute ses propres marqueurs idéologiques ou de réalités qui ne correspondent pas à sa grille de lecture, à ses préjugés, diktats et certitudes politiquement corrects, elle n’y va pas par quatre chemins, elle traite de fascistes, de racistes, les empêcheurs de penser en rond et brûle en place publique ceux qui osent dire la vérité. Ce fut le cas pour Laurent Obertone qui n’avait fait dans son livre «La France Orange Mécanique» qu’une énumération de chiffres sans même en faire une analyse politique.
Or n’en déplaise à ces négationistes, il existe des Barbares capables de dépouiller les malheureuses victimes d’un accident ferroviaire, de torturer et de violer en bande des jeunes filles dans les cités, de s’attaquer aux policiers à la suite de contrôle ou à des militaires parce qu’ils reviennent du Mali. Persister dans la négation, le laxisme et la permissivité, c’est provoquer à plus ou moins brève échéance, une guerre civile car une telle situation ne peut que faire imploser notre société qui ne pourra pas supporter que la sécurité la plus élémentaire continue à être bafouée impunément. La sécurité c’est maintenant…
L’Etat a un devoir régalien, celui d’assurer la sécurité de ses citoyens.

Catherine Merveilleux