Le synopsis est le suivant : Là-haut, à huit-cents mètres d’altitude, dans la vallée de la Bruche, à Natzwiller, des hommes et des femmes vivaient du tissage, de la culture de l’orge et du seigle, jusqu’à ce que les nazis viennent y construire le camp de concentration du Struthof. Aujourd’hui encore, les hommes et la montagne portent les traces de ces blessures, les strates de cette mémoire meurtrie. Dans chaque maison, dort une histoire. Là-haut, à travers les fenêtres des derniers témoins, le film explore une topographie des lieux, une cartographie des mémoires, autant qu’il raconte une humanité.
Dès les premières images, Marie Dumora embarque le spectateur, sur une route construite par des déportés du camp de concentration de Struthof, vers un voyage de mémoire. Cette route mène à une carrière de grès rose. La conductrice suivie par la caméra de Marie Dumora est une habitante du village de Natzviller. Le paysage est d‘une grande beauté. La réalisatrice écoute la parole de cette femme et suit sa plongée dans ses souvenirs avec pudeur. Petit à petit, ses souvenirs émergent. Puis elle donne la parole à d’autres habitants du village car dans chaque maison dort une histoire. Elle écoute avec pudeur et tact ces deniers témoins, qui âgés bientôt disparaîtront avec leurs souvenirs d’enfance. Face au négationisme, face au déni, ces propos simples, authentiques ont une puissance infinie car ces quelques souvenirs d’un peu de nourriture cachée dans un sac de linge pour aider les détenus du camp de concentration à survivre, d’un peu de sollicitude et de confraternité participent au devoir de mémoire. Aujourd’hui encore, ces hommes et ces femmes de la montagne simples et dignes, marqués par l’horreur de l’installation d’un camp de concentration, dans leur village en Alsace montrent le visage de la dignité, de la résistance et de l’humanité sans ostentation, sans grandiloquence. « C’était des humains, il fallait les aider. » dira simplement l’une des femmes interrogées par Marie Dumora. Ces témoignages nous rappellent l’horreur vécue par les détenus du camp de concentration de Struthof et la barbarie dont sont parfois capables les humains. Il est bon de s’en souvenir pour que cela ne se reproduise plus.
Genre : Documentaire
De Marie Dumora
Par Marie Dumora
Date de sortie : 16 septembre 2026
Catherine Merveilleux
Dulac distribution, La Ligne bleue, camp de concentration du Struthof, Marie Dumora, Vallée de la Bruche, Catherine Merveilleux, Le Jour et La Nuit Presse, lejouretlanuit.net
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