Le Jour et La Nuit
Le Jour et La Nuit

Recommandez cette page sur :

L’Argent, le nerf de la guerre dans la lutte contre l’Islamisme radical

Depuis la nuit des temps, l’argent a toujours été le nerf de la guerre. Après les récents attentats de Nice, Manuel Valls a émis la possibilité d’interdire à certaines puissances étrangères de financer les mosquées et souhaité que l’Etat s’y substitue. Or, dans un pays laïc, l’Etat ne peut pas subventionner le fonctionnement du religieux car il y a séparation de l’Eglise et de L’Etat, depuis le vote du 9 décembre 1909. Par contre, l’idée de couper les flux d’argent injectés dans notre pays par des pays qui sont suspectés de financer l’Islamisme salafiste et le terrorisme est une piste intéressante et sérieuse à suivre car certains pays qui financent l’Islamisme intégriste investissent depuis plusieurs années en France.

C’est notamment le cas du Qatar qui a racheté le Printemps Haussman en 2013, qui est désormais propriétaire de nombreux immeubles sur les Champs Elysées et de somptueux palaces à Cannes. Il vient aussi récemment de racheter la maison de couture Balmain pour 500 millions d’euros. La liste est loin d’être exhaustive. Il a même été question que l’OM soit vendu à des Qataris. Mais peut-être n’était ce qu’une rumeur infondée puisque l’OM a finalement été vendu à Franck McCourt, un Américain. La rumeur disait qu’un cousin du Prince du Qatar qui a acheté le PSG voulait imiter son cousin et qu’il avait jeté son dévolu sur l’OM …
Tous les pays en question sont richissimes car ils doivent leur fortune colossale aux pétrodollars. L’attitude de la France, en ce qui les concerne est ambiguë. Une manière de lutter contre le salafisme, pourrait être tout simplement de lutter contre les financiers qui le sponsorisent comme le Qatar et l’Arabie Saoudite et de les empêcher d’injecter leur argent en France. S’il s’avère après des investigations approfondies et sérieuses que ces puissances ont des projets contraires à l’intérêt de la France, c’est ce qu’il conviendra de faire. Il faudra de surcroît geler leurs comptes et leurs avoirs afin de neutraliser le nerf de la guerre. La France gagne aussi de l’argent et beaucoup d’argent, en faisant du commerce d’armes avec ces pays. La France est, ne l’oublions pas le deuxième exportateur d’armes du monde. Je ne peux m’empêcher de trouver paradoxal, et c’est un euphémisme, le fait que la France veuille intensifier ses frappes en Syrie contre les sunnites djihadistes pour éradiquer Daesh afin de lutter contre le terrorisme en France, alors qu’elle a livré des armes payées par l’Arabie saoudite sunnite à l’armée libanaise dominée par le Hezbollah chiite pour porter main forte à Bachar El Assad, alaouite, pour exterminer l’opposition sunnite et qu’elle livre aussi des armes à l’opposition officielle à Bachar El Assad.
N’est ce pas ubuesque ? De qui se moque t-on ? Quelle est cette mascarade ?
Cette guerre de la France contre la Syrie at-elle un sens ? Il n’y aura que la population civile prise en otage et qui sert de bouclier humain à Daesh qui subira les bombardements. Le peuple sera blessé dans sa chair pour servir des intérêts supérieurs et vénaux qui le dépassent. Ce qui est très souvent le cas dans la plupart des guerres depuis la nuit des temps.
Une enquête publiée par le Spiegel Online en décembre 2015 révèle, en outre, que ce sont des sociétés européennes qui fournissent un accès satellitaire à l’organisation terroriste Daesh. Alors qu’il est évident qu’il faut couper les moyens de communication de Daesh pour empêcher l’endoctrinement des Jeunes de notre pays car l’Etat islamique utilise Internet pour diffuser sa propagande et distiller son poison.
Là encore, n’est-ce-point paradoxal de se lamenter de l’endoctrinement des Jeunes qui vivent sur notre territoire et d’accepter que l’Europe fournisse cet internet à l’Etat Islamique qui donne pour injonction aux Jeunes d’aller faire le Djihad et de perpétrer des attentats contre des citoyens français ? Il est aussi impératif et urgent de légiférer afin que le Président de la République, le premier ministre et le ministre des affaires étrangères fassent valider leurs décisions en matière de politique étrangère devant notre parlement comme c’est le cas au USA. Bref, les solutions ne manquent pas à condition de ne pas jouer les Tartuffes !

Catherine Merveilleux