Rencontres du Sud. Le cinéma Utopie Manutention © Guillaume Samama
Cette 14e édition s’est imposée par la qualité de sa sélection et l’ADN qui est le sien, celui de transmettre et d’être capable de faire dialoguer le grand public, les scolaires, les professionnels et les artistes autour d’un même amour, celui du cinéma. 21 films ont été programmés en avant-premières, avec 9 films en compétition projetés dans les cinémas Capitole MyCinewet au Pontet, le Vox et l’Utopia à Avignon et Le Rivoli à Carpentras.
Une édition placée sous le signe de la rencontre et de l’échange
Plusieurs équipes sont venues défendre leurs œuvres, confirmant la vocation et l’objectif du festival d’être non seulement une vitrine, mais aussi un lieu d’échanges et de transmission. Acteurs, réalisateurs et producteurs ont ainsi accompagné les projections, prolongeant celles-ci par des prises de parole et des débats passionnants .
La cérémonie des Victoires du cinéma
Le 19 mars, la cérémonie des Victoires du Cinéma est venue couronner cette très belle édition. Le prix du jury professionnel a distingué No Good Men de Shahrbanoo Sadat, tandis que le Prix des lycéens a été décerné à Derrière les palmiers de Meryem Benm’Barekc.
Frédéric Perrin succède à René Kraus à la présidence
Lors de la cérémonie des Victoires, René Kraus a annoncé qu’il avait envie désormais de transmettre le flambeau, que c’était sa dernière présidence et que ce serait Frédéric Perrin qui lui succèderait. Il a ajouté que pendant tourtes ces années, il avait été très heureux de s’occuper des Rencontres du sud, depuis leur création en 2011 et a remercié Laurence Lega, directrice générale, Jimi Andreani, Jean-Paul Enna, programmateurs, Fanny Dulau, responsable de la presse et bien sûr à Marie-Pierre Ebert pour leur travail et leur investissement.
Lors de cette belle cérémonie, un vibrant hommage a été rendu à Claude Damianthe, un grand distributeur et une personnalité hors du commun, décédé en décembre 2025 qui marqua le monde du cinéma de son empreinte.
François Aymé, reçut, quant à lui, la Victoire du Cinéma 2026 pour l’ensemble de son parcours et son engagement sans failles.
De nombreuses équipes accompagnaient leur film
Sur les 21 films programmés, les films suivants étaient accompagnés de talents : Maspalomas de José Mari Goenaga, D’un monde à l’autre de Jérémie Renier, Pour le plaisir de Reem Kherici, Derrière les palmiers de Meryem Benm’Barek, L’Étrangère de Gaya Jiji, C’est quoi l’amour? de Fabien Gorgeart et de Lyes Salem, Juste une illusion d’ Olivier Nakache et d’Éric Toledano, Pour le Meilleur de Marie-Castille Mention-Schaar, de Philipe Croizon et de Lily Fleur, Trois adieux d‘Isabel Coixet, De la Comédie-Française de Martin Darondeau et de Bertrand Usclat et La Poupée de Sophie Beaulieu.
Catherine Merveilleux
Les Rencontres du sud, Cinéma, Avignon, René Kraus, Frédéric Perrin, avant-première, Catherine Merveilleux, Le Jour et La Nuit Presse, lejouretlanuit.net
Le film « Vivaldi et moi » est une adaptation du roman «Stabat Mater» de Tiziano Scarpa dont l'action se déroule au début du XVIII° siècle à Venise à l’orphelinat l’Ospedale Della Pieta de Venise. Ce livre a reçu le prix Strega en 2009.
La Poupée est un film de Sophie Beaulieu résolument féministe. Cependant son personnage principal Rémi interprété par Vincent Macaigne est loin d’être un mâle dominant, au contraire, c’est un homme fragile qui ne s’est jamais remis de sa dernière séparation. Depuis, il s’est mis en couple avec une poupée, c’est plus simple. Cette poupée s’appelle Audrey. Le jour où Patricia, une nouvelle collègue, arrive dans l’entreprise de Rémi, Audrey va mystérieusement prendre vie…
Présenté au Festival de l’Alpes d’Huez 2026, le film « De La Comédie française » réalisé par Bertrand Usclat et Martin Darondeau est un véritable petit joyau. C’est la comédie de l’année ! Il a d’ailleurs reçu quatre prix à ce festival : le Prix spécial du Jury, le Prix du Public, le Prix coup de cœur de la Région et le Prix Canal+ du meilleur film et il a séduit le public, lors de toutes les avant-premières où il a été projeté, lors de sa tournée nationale.
Dans un film précédent intitulé « Ma vie sans moi », la réalisatrice, Isabel Coixet abordait déjà le sujet d’une femme gravement malade et condamnée qui décidait de profiter de la vie avec son mari et ses deux petites filles, sans leur révéler qu’elle allait bientôt mourir. Elle dressait alors la liste de ses priorités, la liste de ses envies et de ses rêves et décidait de donner la priorité à l’essentiel, thème qu’elle aborde à nouveau dans « Trois adieux » mais différemment…
Le dernier film de Marie-Castille Mention Schaar est inspiré d’une histoire vraie, celle de Philippe Croizon, qui amputé des quatre membres à la suite d’une électrocution de 20 000 volts effectua la première traversée de la manche à la nage, le 18 septembre 2010. Un film magnifique sur le courage, la résilience et l’amour qui force l’admiration.
Juste une illusion est un film très attendu car il a été réalisé par Eric Toledano et Olivier Nakache (Intouchables, Nos jours heureux, le Sens de la fête) qui ne réalisent que des chefs d’œuvres et le résultat est à la hauteur de l’attente. Ce film nous plonge dans le quotidien d’une famille de classe moyenne au cœur des années 80.
Dans son précédent film, « La Vraie famille », Fabien Gorgeart parlait des relations entre les membres d’une famille, en l’occurence celle d’Anna interprétée par Mélanie Thierry qui vivait avec son mari, ses deux petits garçons et Simon, un enfant placé chez eux par l’Assistance Sociale depuis l’âge de 18 mois, jusqu’au jour où son père biologique exprimait le désir de récupérer la garde de son fils âgé alors de six ans. Véritable déchirement pour Anna, qui ne pouvait se résoudre à laisser partir celui qui l’avait toujours appelée « Maman ».
Gaya Jiji est une réalisatrice et scénariste syrienne née à Damas en 1979 et exilée à Pais. Elle est réalisatrice du film « My Favorite Fabric » présenté au 71° Festival de Cannes dans la sélection Un Certain regard. Elle est titulaire d’un Master de réalisation de l’Université Paris VII et a obtenu le Prix Women in Motion Jeune TalentFestival de Cannes en 2016.
Le film de la réalisatrice Meryem Benm’Barek, « Derrière les Palmiers » raconte l’histoire d’un jeune homme, Mehdi qui vit à Tanger. Celui-ci est pris en étau entre son amour sincère et partagé pour Selma, une jeune femme fille marocaine qui partage les mêmes valeurs que lui et Marie, une jeune femme française, riche et libérée.
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