Le synopsis est le suivant : Théo (8 ans) se débat pour survivre dans un foyer de l’ASE en demandant chaque matin pourquoi il n’a pas le droit,
lui aussi, à une famille. Romain et Antoine se débattent, eux, à 400 km de là, avec l’administration pour renouveler leur agrément en vue d’une adoption.
Dès leur première rencontre, un lien immédiat se crée entre Théo, Romain et Antoine. Comme s’ils s’étaient toujours attendus. Mais ce n’est que le début d’un combat contre l’institution et les
préjugés pour que cette rencontre aboutisse à une adoption.
Une montagne d’émotion et d’espoir, car dans le cas d’une adoption tardive, ce ne sont pas les parents qui adoptent. C’est l’enfant qui les choisit.
Une histoire bouleversante, loin des stéréotypes, sur le désir de famille
Lorsque leurs chemins finissent par se croiser, quelque chose se produit immédiatement. Un lien se crée entre l'enfant et les deux hommes. Mais cette évidence affective ne suffit pas. Pour que ces trois-là puissent véritablement devenir une famille, il leur faudra encore affronter l'administration, les hésitations de l'institution et certains préjugés entourant l'adoption par un couple d’hommes.
Une histoire vraie portée à l’écran
La force particulière de Notre Fils tient à son origine. Le scénario est signé Vincent Robert et s'inspire directement de son récit autobiographique, L’Île aux deux paons, publié par StudioFact Éditions. Elsa Blayau explique avoir découvert dans ce texte non seulement un sujet de société mais surtout « une grande histoire d'amour », avec en toile de fond la réalité encore mal connue de l'adoption tardive.
Ce déplacement du regard est essentiel. Le film ne raconte pas uniquement deux adultes qui désirent un enfant. Il place aussi Théo au centre du récit. Lui aussi attend. Lui aussi choisit. Et l'une des idées fortes défendues par le film tient précisément dans ce renversement : dans certaines adoptions tardives, ce ne sont plus seulement les parents qui choisissent d'accueillir un enfant, c'est aussi l'enfant qui doit accepter de construire une nouvelle famille.
Derrière l'histoire de Romain, Antoine et Théo surgit ainsi une interrogation beaucoup plus large sur la filiation. Est-elle seulement affaire de naissance, de modèle familial ou de liens biologiques ? Ou se construit-elle aussi, parfois, dans la rencontre, la confiance et le choix réciproque ?
Gil Alma et Benoît Michel. Deux acteurs incroyables et bouleversants de vérité
Pour incarner Romain et Antoine, Elsa Blayau a réuni Gil Alma et Benoît Michel. Le jeune Mahé Beaudon-Kyriacou, choisi après un casting auquel plus de 70 enfants ont participé, interprète Théo. Autour d'eux figurent notamment Nadia Roz, Annie Grégorio et Marie-Christine Adam.
Gil Alma a lui-même expliqué combien ce rôle avait compté pour lui, décrivant Notre fils comme une histoire d'adoption, d’homoparentalité mais, avant tout, de famille. À La Rochelle, les premiers échos de la projection ont notamment souligné l'émotion suscitée par le trio formé par Gil Alma, Benoît Michel et Mahé Beaudon-Kyriacou. Et c'est probablement là que le film trouve son terrain le plus intéressant : éviter que ses personnages deviennent uniquement les porte-parole d'une cause. Derrière le sujet sociétal se trouvent d'abord deux hommes avec leurs différences, leurs inquiétudes et leur désir de devenir pères, face à un enfant qui porte déjà sa propre histoire et ses blessures.
Loin d’être un film militant, c’est un film qui nous bouleverse car il revient à l’essentiel, c’est à dire à l’histoire d’un enfant, qui voudrait être aimé, qui rencontre deux hommes qui voudraient l’aimer comme leur fils.
Notre fils a été réalisé par Elsa Blayau, sur un scénario de Vincent Robert, adapté de son livre autobiographique L’Île aux deux paons.
Casting : Gil Alma, Benoit Michel, Mahé Beaudon-Kyriacou, Nadia Roz, Annie Gregorio
Production : Studiofact Stories-Ivan Sadik
Diffusion : France Télévision
Réalisation : Elsa Blayau. D’après le livre L’île aux deux paons de Vincent Robert-Studio Fact Editions
Scénario : Vincent Robert
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