IYuri Buenaventura au festival du Bout du Monde en 2019 (archive). © Thesupermat / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Une voix de salsa portée par un orchestre, un accordéon qui fait surgir le cinéma italien, du baroque qui rencontre le hip-hop… Du 7 au 22 novembre 2026, la 21ᵉ édition de C’est pas Classique invite à changer d’oreille. Plus de 25 concerts gratuits, dans 14 communes des Alpes-Maritimes : un beau prétexte pour prendre la route de la musique.
Les jours raccourcissent, les soirées réclament un peu de lumière. Sur la Côte d’Azur, elle viendra aussi des scènes. Organisé par le Département des Alpes-Maritimes, C’est pas Classique propose une promenade musicale où chacun peut entrer avec ses envies, ses souvenirs et sa curiosité. Nul besoin de connaître son solfège pour se laisser surprendre.
La bonne idée de ce rendez-vous tient à sa géographie autant qu’à son esprit : quitter parfois les grandes salles, découvrir une autre commune, faire d’un concert une petite escapade. De Nice à Menton, de Grasse à Antibes, jusqu’aux villages et aux vallées, la musique donne une autre raison d’explorer le territoire.
Le 7 novembre à 20 h 30 au Palais Nikaïa, à Nice, Yuri Buenaventura ouvrira le festival avec l’Orchestre philharmonique de Nice, dirigé par Victor Jacob. La rencontre promet de faire circuler une même énergie entre la voix du chanteur colombien, les rythmes latins et l’ampleur de la formation symphonique. De quoi donner à cette quinzaine une entrée généreuse et dansante.
Pour les amoureux de cinéma, le rendez-vous du 10 novembre à 20 h au Théâtre Francis Palmero, au Palais de l’Europe de Menton, mérite une place dans l’agenda. Avec Cara Italia !, Théo Ould et l’Orchestre national de Cannes, sous la direction de Simon Clausse, relieront opéra italien et musiques de films. Nino Rota et Nicola Piovani côtoieront les grands compositeurs lyriques.
Un accordéon, un orchestre et voilà que des images reviennent : Le Parrain, La Vie est belle… Ces mélodies ont parfois accompagné nos vies avant même que nous sachions nommer leurs auteurs. Les retrouver au concert, c’est aussi redécouvrir le pouvoir du cinéma par l’oreille.
Le 13 novembre à 20 h au Théâtre de Grasse, la pianiste Vanessa Wagner invitera Arthur H pour un récital de musique et de mots. Aux œuvres de Philip Glass, Moondog ou Meredith Monk répondront notamment des textes de René Char, Jacques Prévert et Arthur Rimbaud. Une proposition à écouter comme une conversation entre le piano et la voix.
Arthur H, attendu aux côtés de Vanessa Wagner à Grasse
le 13 novembre 2026. Photo d’archive du 27 juillet 2008.
Autre croisement à guetter : Locura, le 18 novembre à 20 h 30 à l’Opéra de Nice. Le Concert de l’Hostel Dieu et la compagnie Käfig y feront dialoguer musique baroque et danse hip-hop, avec Franck-Emmanuel Comte et Mourad Merzouki. Les siècles se rapprochent, les gestes répondent aux instruments : le titre du festival prend ici tout son sens.
Le 22 novembre à 18 h au Palais de la Méditerranée, à Nice, Élodie Frégé présentera Oiseau de nuit, accompagnée au piano par Romain Berrodier. Jazz, chanson française, souvenirs de Broadway et imaginaire hollywoodien composent cette traversée. Une invitation au cabaret et au cinéma rêvé, dans laquelle se glisseront également des chansons de son propre répertoire.
Élodie Frégé, à retrouver le 22 novembre à Nice.
Photo d’archive : Cabourg, 2017.
Nous aimons ces festivals qui donnent envie d’essayer : réserver pour un artiste que l’on connaît, puis pousser la porte d’un univers moins familier. Entre la soirée italienne de Théo Ould, la rencontre Wagner–Arthur H et les échappées d’Élodie Frégé, cette édition offre plusieurs chemins pour y parvenir. Le plus difficile sera peut-être de choisir.
Article d’annonce réalisé à partir du programme officiel du Département des Alpes-Maritimes, consulté le 21 octobre 2026.
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