Le Jour et La Nuit
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Les UBER à Marseille

Quand je suis à Paris ou à Cannes, j’ai l’habitude de faire appel à Uber. A Marseille, avant l’arrivée des UBER, je ne prenais plus de taxi. Pourquoi ?

L’application Uber sur un Smartphone permet de contacter un chauffeur d’un simple clic. En quelques minutes, le chauffeur est là, souriant, prévenant. Il vous offre des bonbons, une bouteille d’eau fraîche, la prise adéquate pour recharger votre Smartphone et il vous conduit à bon port avec célérité, par le chemin le plus agréable en choisissant le parcours le plus court entre Google Maps et Waze.

Commander un chauffeur Uber d'un simple clic, c’est comme disposer d'un chauffeur de maître pour un prix défiant toute concurrence.
Les Uber ont déjà plus d’un million d’utilisateurs dans six villes de France et veulent aujourd’hui poursuivre leur implantation à Strasbourg, à Nantes et à Marseille.
Leur arrivée à Marseille a été plus que tumultueuse. Certains chauffeurs Uber ont été violemment pris à parti, agressés ou menacés. Le lobby des taxis qui, il est vrai paie un prix prohibitif le droit d'exercer, devrait se révolter contre cette pratique des licences et non contre une concurrence loyale et d'avant-garde. Ce n’est pas parce qu’ils se sont faits arnaquer qu’ils doivent en tenir rigueur à cette équipe de jeunes chauffeurs aux dents longues, prête à travailler dur pour gagner leur vie et sortir du chômage, en assurant une prestation de qualité dans des villes où les moyens de transports sont déficients. Deux lignes de métro dans une ville de 800 000 habitants, c’est trop peu. Le tramway qui pourrait desservir la Cité Phocéenne ne règle pas le problème car son tracé fait doublon avec celui du métro et beaucoup de quartiers ne sont traversés par aucun moyen de transport en commun. Le vélo qui est un moyen de locomotion sympathique le jour n’est pas envisageable la nuit car le trajet La Madrague-Les Terrasses du Port en 45 minutes, c’est un peu long et dangereux.
L’alternative à toutes ces défaillances, c’est bien évidemment l’arrivée de la prestation novatrice Uber. Les taxis marseillais devraient améliorer leur comportement et prendre exemple sur l'excellence des services dispensés par les chauffeurs Uber plutôt que de les empêcher d’exercer par la violence. Le point dont personne ne parle mais qui est primordial dans la qualité du service Uber c'est que les chauffeurs sont notés par les utilisateurs. En outre, nous sommes dans un pays libéral où la concurrence devrait pouvoir s'exercer librement. L’attitude hégémonique des taxis marseillais est d’autant plus répréhensible que les Uber ne contreviennent pas à la loi car ils ne sollicitent pas les clients potentiels. Il n’existe, en effet  pas de stationnements réservés à leur usage où ils pourraient attendre les clients. C’est toujours le client qui fait la démarche volontaire et spontanée de contacter et de solliciter les chauffeurs par l’intermédiaire de son Iphone.

Catherine Merveilleux