Le Jour et La Nuit
Le Jour et La Nuit

Vœux à la presse de Christian Estrosi à l’Hôtel Région

La traditionnelle cérémonie des vœux à la presse à l’Hôtel de Région a été l’occasion pour Christian Estrosi de faire le bilan de sa première année de mandat, de dessiner les objectifs de l’année à venir et de répondre aux questions des journalistes.

 

 

Il a notamment rappelé que la liberté et la pluralité de la presse étaient les plus grandes richesses d’une démocratie. Il est longuement revenu sur l’attentat du 14 Juillet à Nice et a rappelé que « La Guerre était présente sur notre territoire et que face à la barbarie personne, ni les journalistes, ni les politiques n’avait été préparé à décrire l’indicible ». Il a aussi déclaré que certains cherchent à taire et à camoufler la Vérité.
Le Président de Région s’est félicité du bilan de la collectivité territoriale dont il est le leader et a affirmé que 80% des objectifs fixés avaient été atteints. Ce qui permet d’aborder, selon lui, la nouvelle année qui se profile, avec confiance et de mettre le cap sur 2017 avec de nouveaux chalenges car le domaine de compétences de la Région a été accru, notamment en matière d’économie et de transports. Dans ces domaines, la Région prendra le leadership par rapport aux autres collectivités territoriales. Ses objectifs sont désormais de booster l’économie, l’emploi avec + de 24% supplémentaires d’aide aux commerçants et aux artisans, + de 50 % d’aide aux entreprises, +  de 11% d’aide à la recherche, + de 9% d’aide à la culture et + de 4% d’aide à la jeunesse. Il a assuré ne pas demander de contrepartie aux acteurs culturels et les  laisser entièrement libres au niveau de leur liberté d’expression. Ce qui est d’ailleurs sa position, a-t-il rappelé, vis à vis de la presse. Il a longuement insisté, par ailleurs, sur le fait que les politiques se devaient de dire la vérité aux Français. Ce qui est loin d’être le cas quand les chiffres du chômage sont trafiqués par le biais des stages qui font baisser provisoirement le nombre de demandeurs d’emploi. Il est revenu à plusieurs reprises sur l’Art de la dissimulation poussé à son paroxysme car « Comment ne pas reconnaître que notre pays est en guerre lorsqu’il y a eu 286 morts aux cours des différents attentats terroristes, que l’Islamisme politique est en constante progression dans les territoires perdus de la République, que la dette de notre pays est abyssale et que la pauvreté monte dans notre pays ? »

Il a insisté sur le fait qu’il faut absolument restaurer l’autorité de l’Etat et éloigner les menaces de l’Islamisme radical. Il a ensuite répondu aux questions des journalistes qui l’ont interpelé sur divers sujets, notamment à propos de son voyage en Israël et sur une subvention attribuée au KKL pour replanter des arbres en Israël. Avec calme et fermeté, il a relevé l’hypocrisie de ses détracteurs qui ne se sont jamais insurgés contre les déplacements de J.N. Guérini et de Michel Vauzelle en Israël et les subventions qu’ils ont attribuées au KKL. « Pourquoi est-ce subitement devenu politiquement incorrect et pourquoi ne s’est-on pas révolté contre les 58 attentats qui ont ravagé 5000 arbres lors d’incendies criminels ? » a-t-il expliqué. Il a aussi confirmé vouloir faire perdurer les partenariats existants avec les villes jumelées en Israël et les échanges culturels avec l’université de Tel Aviv. « Je ne changerai pas. Je continuerai à aider ceux qui souffrent » a-t-il affirmé. « Je n’oublierai jamais que Benjamin Natanyaou a été le premier à m’appeler au téléphone pour m’assurer de son soutien et m’offrir son aide, lors du terrible attentat de Nice, le 14 juillet. Et ce avant François Hollande ».

Il a aussi confirmé que la Villa Méditerranée qu’il n’aurait jamais construite et qui coûte 5 millions de frais de fonctionnement par an serait consacrée à la grotte Cosquer. Ce qui amènera, escompte t-il, environ 400 000 touristes par an. Bref, des propos pleins d’humanisme, non exempts de réalisme, conscients d’une situation très préoccupante, mais néanmoins non dénués d’espoir et de volonté de stopper cette inexorable régression dans la barbarie et la récession économique.
Il a conclu la cérémonie des vœux avec une très belle phrase : « On ne prépare pas des lendemains qui chantent avec un peuple qui pleure » et a cité la phrase pleine d’espoir d’Edmond Rostand : « C’est la nuit qu’il est beau de croire en la lumière » et il est vrai  qu’en notre époque de ténèbres, il est important  de ne pas sombrer dans le déni, le négativisme et la désespérance.

 

Catherine Merveilleux