Le Jour et La Nuit
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Vœux de Jean-Claude Gaudin, Maire de Marseille à la presse

C’est dans le cadre du stade Vélodrome récemment rénové que le Maire de Marseille, en grande forme et assez pertinent a présenté ses traditionnels vœux à la presse. Après son allocution, il s’est prêté au jeu des questions réponses sans les éluder et de manière assez exhaustive et technique, en oubliant presque entièrement ses anciens accents pagnolesques.

Il est notamment revenu sur les péripéties juridiques, les arguties dilatoires et les difficultés de la mise en place de la Métropole où son élection en tant que président a été  annulée par le préfet, non sur les arguments polémiques de ses détracteurs, assure-t-il, mais sur une question purement technique. Je vais faire appel a-t-il annoncé car l’appel est suspensif. Sur des chardons ardents, il attend désormais avec anxiété, avoue -t-il la décision du 9 février prochain pour savoir si l’amendement Gaudin sera confirmé et si le fonctionnement de la Métropole sera débloqué. En attendant, il se rassure du fait que les 7500 fonctionnaires seront payés et qu’il a obtenu du préfet le paiement des factures, si c’est nécessaire.
Questionné sur sa mise en cause par Mediapart pour avoir reçu des chèques d’un montant de 130 000 euros en tant que sénateur, Jean-Claude Gaudin s’est justifié en expliquant qu’en tant que Président du groupe UMP, il disposait d’un chéquier pour ses notes de frais. « J’ai commis une erreur a-t-il reconnu. J’ai payé de mon fric personnel, je me suis servi de ma carte bancaire pour régler diverses dépenses comme des notes de restaurant pour des repas avec des élus, des collaborateurs que j’avais invités ou pour payer des déplacements pour soutenir des sénateurs à travers la France. Je me suis ensuite fait rembourser les factures et les notes de frais par le trésorier du groupe. En fait, je n’ai jamais tiré un chèque sur le chéquier du groupe et comme il y avait un trésorier et un comptable et que j’avais reçu quitus, je ne m’attendais pas à être inquiété ou suspecté de quoi que ce soit. D’autant plus qu’en 20 ans de mandature, je n’ai jamais mis les pieds au Palais de justice
Il a aussi abordé le Naming du Vélodrome. Toujours désireux de laisser en héritage un patrimoine urbanistique à la Cité Phocéenne, il s’est enorgueilli du fait que «le stade Vélodrome avait la réputation d’être le plus beau d’Europe et qu’un jour, de l’époque Gaudin, il resterait ce stade. Pour l’instant, c’est Arema qui paye, le stade Vélodrome qui a coûté 270 millions d’euros  ne coûte pas un sou à la ville, mais j’aimerais qu’il rapporte de l’argent à la ville. il reste à finaliser le Naming, mais je ne vous cache pas qu’à cause de la crise et du Bashing dont Marseille est victime, les entreprises sont réticentes.»
Jean-Claude Gaudin a aussi reconnu qu’ «il y aura un jour un casino à Marseille. Je sais que j’ai longtemps été réticent à cette idée, alors que Renaud Muselier était désireux de voir un casino s’implanter dans la Cité Phocéenne. Je me suis laissé convaincre car il s’avère, en fait, que c’est dans l’intérêt de la Ville. Actuellement, le problème est celui du site de son implantation. »
Le Maire a ensuite reconnu être, bien sûr, inquiet des récents actes de terrorisme du13 novembre dernier à Paris et de l’agression barbare récente d’un enseignant d’une école confessionnelle juive dans une rue de Marseille. Il a reconnu s’être concerté avec les Marins pompiers et les instances responsables, préfectorales et les hôpitaux pour voir le nombre de places disponibles dans les hôpitaux en cas de catastrophe ou d’attentat terroriste. Il a déclaré être hostile aux communautarismes et a rappelé le travail de Marseille Espérance.
Un dauphin ou un successeur ? Pour l’instant il n’envisage personne de particulier. Ses mémoires ? Elle sont aux trois quart rédigées, mais d’après son ami, conseiller et confident, Claude Bertrand, pour l’instant, en l’état, selon lui, elles n’intéresseront personne car il ne dit du mal de personne  et qu’elles ne sont pas assez croustillantes !

Catherine Merveilleux